16/05/2026
Chers ,
À quelques pas d’ici, les ruines d’Orval s’ouvrent comme un paysage de silence et de pierre.
On y entre presque en apnée, comme si le temps lui‑même retenait son souffle.
Chaque arcade, chaque colonne, chaque ombre porte mille ans d’histoire,
des prières murmurées, des incendies, des renaissances,
et cette lumière unique qui glisse sur les murs comme une mémoire vivante.
Marcher dans les ruines d’Orval, c’est traverser un lieu où tout semble plus grand que soi :
la hauteur du ciel, la profondeur du passé,
et cette impression que les pierres vous regardent passer.
Le vivier
Pour approvisionner en poissons la cuisine des hôtes, ce vivier était alimenté par une eau de source captée au flanc de la colline.
Le calvaire de Griffaumont
Ce calvaire, datant du XVIe siècle et sculpté dans la pierre de France, se trouvait autrefois près de la « Ferme de Griffaumont » entre Chiny et Izel. Au début du siècle dernier, on l’a retrouvé gisant dans le sable et les ornières du chemin. Il se compose de trois éléments distincts : un lourd socle, une stèle étroite et un médaillon en forme de pétale ou de cœur inversé. Sur ce médaillon figure une sculpture rudimentaire du Christ en croix, aux proportions un peu étranges, accompagnée de la Vierge et de Saint Jean, le tout bordé d’un bourrelet sculpté. À la fin des années 1920, la stèle et le médaillon ont été réunis et installés près du Jardin des plantes et de l’Institut médico-pharmaceutique de l’abbaye.
Le chêne séculaire
Agé d'environ 300 ans, il se trouve dans une cour intérieure entourée de bâtiments qui étaient la progression qui nous menait vers l'entrée de l'église. Ce chêne
La fontaine Mathilde
Le bassin circulaire de la Fontaine Mathilde est alimenté par la source d'Orval. Son eau alimente le monastère et sert à la fabrication de la bière et du fromage.
La fresque représentant Mathilde
Jean‑Claude Servais s’est inspiré d’Orval pour l’une de ses histoires. En décembre 2015, la communauté lui a répondu en inaugurant une fresque d’Yves Piedboeuf, qui rejoint celles de Florenville et du Château du Faing.
La plaque commémorative à Notre-Dame du Maquis
Cette taque en fonte a été conçue par Josette Pire en remerciement à Notre-Dame du maquis pour la protection de 2 personnes : son père et le Lieutenant-Général Pire. Dom Albert van der Cruysen et le Général Pire étaient amis. Ce dernier a été caché par l'homme de foi du fait que le Général était recherché par l'ennemi pour ses activités clandestines. C'est en remerciement de Notre-Dame que Dom Marie-Albert fit apposer cette taque.
L'Eglise Notre-Dame
La construction des nouveaux bâtiments conventuels de l'Abbaye d'Orval est pratiquement terminée au moment de la mise en chantier de l'église vers 1173. Les changements en ont fait un mélange de style roman et gothique primitif. Au début du 16e siècle, les cinq premières travées ont été restaurées dans le gothique tardif. Monumental, le portail comporte deux ouvertures. Une tour s'élève sur la première travée et une tribune d'orgue a été ajoutée.
La rosace d'Orval
Elle figure parmi les vestiges architecturaux les plus significatifs de l'ancienne église abbatiale d'Orval. Elle appartient à la phase gothique de l'édifice reconstruite après l'incendie de 1252.
Tombeau de Wenceslas
Fils de Jean l’Aveugle, il fut le premier duc de Luxembourg de 1354 à 1383. Son tombeau a été redécouvert lors de fouilles. À l’origine, en 1383, un mausolée monumental se dressait au centre du sanctuaire : une pierre noire avec un gisant en marbre blanc sous un dais gothique. Déplacé en 1870 dans l’église Saint-Bernard, le monument fut détruit en 1793 avec l’abbaye. Un dessin et une description de 1786 en révèlent la forme exacte. En 1967, les moines ont reconstitué le tombeau à son emplacement initial à partir de fragments retrouvés en 1930. Les parties manquantes furent esquissées en ciment, le dais reconstruit, et la lame de bronze portant l’épitaphe reproduite. Aujourd’hui, seul le gisant a disparu.
Le cloître
Reconstruite au XIVe siècle, cette cour intérieure rectangulaire, bordée d’arcades gothiques désormais ouvertes sur le ciel, était le cœur paisible de la vie monastique : un espace de passage, de méditation et de lecture.
La bibliothèque
Thierry de Vitry, le deuxième abbé d'Orval, a fondé la bibliothèque et mis en place des échanges de manuscrits précieux avec d'autres monastères pour que ses moines puissent les recopier. Malgré les pillages et les incendies, beaucoup de livres ont traversé les siècles. Avec la réforme du XVIIe siècle et l'agrandissement de la communauté, une aile supplémentaire a été construite au-delà du cloître.
Le parloir du prieur
Ce petit passage reliant le cloître à l’extérieur sert de parloir ou d’auditorium. C’est là que le prieur, bras droit de l’abbé, attribue les tâches manuelles à accomplir dans la journée.
La salle du chapitre
Elle tire son nom de la lecture quotidienne, chaque matin, d’un chapitre de la Règle de Saint-Benoît. Cette réunion occupe une place essentielle. Les moines y partagent aussi les moments forts de la communauté, comme la prise d’habit des novices ou l’élection de l’abbé. C’est également là que se prennent les décisions importantes pour la bonne gestion du monastère. C’est de là qu’est née l’expression « avoir voix au chapitre ».
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Sources : Panneaux didactiques présents sur le site
Croix et calvaires du Luxembourg – Gaby Toussaint – L'avenir du Luxembourg – Article probablement écrit dans les années 1960
Reportage TV lux sur la fresque de Mathilde de Toscane