10/12/2024
Après avoir vu l’expo au guillemins, précision interessante
Le scientifique français Pascal Cotte a étonné les historiens de l'art en faisant une découverte majeure sur le chef-d'œuvre de Léonard de Vinci, la Dame à l'hermine (1489-91). Il a découvert que l'artiste italien Léonard de Vinci avait peint l'œuvre non pas en une, mais en trois phases clairement différenciées. La technologie que Cotte a mise au point et utilisée pour percer les secrets de la peinture s'appelle la méthode d'amplification des couches (LAM). Elle consiste à projeter une série de lumières intenses sur une œuvre tandis qu'une caméra mesure les reflets. La technique LAM permet de peler le tableau comme un oignon, en enlevant la surface pour voir ce qui se passe à l'intérieur et derrière les différentes couches de peinture.
Sa première version était un simple portrait, sans animal. Dans la deuxième tentative, le peintre a inclus une petite hermine grise. Dans la troisième et dernière étape, l'animal a été transformé en une grande hermine blanche, symbole de pureté. L'hermine joue un rôle symbolique crucial dans l'œuvre d'art, de sorte que le changement est extrêmement important, non seulement sur le plan technique, mais aussi en termes d'interprétation. La Dame à l'hermine est un portrait de Cecilia Gallerani, une charmante jeune femme de la cour milanaise qui était la maîtresse préférée de Ludovic Sforza, le duc de Milan marié. Le duc, qui était le mécène de Vinci, était surnommé "l'hermine blanche". La progression du tableau peut indiquer un désir croissant du couple d'affirmer leur relation d'une manière plus publique. La transformation de l'hermine - de petite et sombre à musclée et blanche - pourrait également indiquer le désir du duc d'obtenir un "portrait plus flatteur". Il convient de noter que le regard de Cecilia et de l'hermine est tourné dans la même direction. Cela signifie qu'elles entretiennent une relation harmonieuse. La posture tendue de l'animal indique qu'il est prêt à protéger Cecilia du danger.
Via Myra Clergé