10/10/2022
Je partage quelques photos du court-métrage de Lucien Lepoutre à l’occasion de la réalisation de son projet de fin d’étude à
Être photographe de plateau lors d’un tournage d’un film, c’est être au beau milieu d’une machinerie bien huilée (quand tout se passe bien). Tout le monde a (normalement) un rôle très précis à jouer dans un temps très limité dans le but de réaliser le plan de quelques secondes d’un film. Pour chaque scène, un nombre fou de techniciens se succède pour mettre en place le plateau parfait pour que les comédiens puissent jouer. Et comme dans la vie en général, il peut y avoir (non il y a!) des aléas. Le cinéma, c’est parfois bricoler, trouver d’autres techniques, essayer une autre lumière, une autre lentille, une direction d’acteur, etc.
Le cinéma, c’est énormément d’attente. Et toi, tu dois savoir où te mettre.
A la fois participant et observateur de ce grand vivier, l’expérience est étrange mais intense. Tu découvres le travail derrière chaque plan créé. Tu n’es pas avec eux mais seulement à côté. Tu participes et tu observes à cette fameuse machinerie. Entre deux prises, il arrive de discuter quelques minutes avec une personne puis elle repart effectuer sa tâche directement. Tu n’essaye jamais d’accaparer le temps et la concentration de chaque personne (et en particulier les acteurs), et de toute façon, il n’y a pas le temps. Entre deux prises, tu captures la rapide sieste d’un technicien car il est déjà 2h30 du matin et le tournage se termine dans 2h (et après, il faut encore tout ranger).
Peu de gens imagine la quantité de travail monstre que de ce que représente la réalisation d’un film. Même dans un court-métrage réalisé par des étudiants. Bravo à eux.
Le cinéma regorge tellement de métiers techniques qu’il est assez étonnant qu’on en parle pas assez. Et ça, j’aimerai en faire quelque chose.