16/04/2026
Pendant longtemps, beaucoup de commandes photographiques reposaient sur une ambiguïté confortable. On demandait une photographie, mais on attendait surtout un résultat visuel. Tant que l’image paraissait crédible, adaptée, séduisante, cela suffisait. Cette confusion est en train d’éclater. Désormais, si l’on veut seulement une image plausible, rapide, malléable, les outils génératifs sont déjà redoutablement compétitifs. Le photographe n’a donc aucun intérêt à se battre sur ce terrain en répétant qu’il met “plus d’âme” dans ses images. Il me semble plus juste de clarifier ce que certaines pratiques produisent réellement. Dans mon cas, il s’agit d’images dont la valeur tient à leur fiabilité. Des images qui peuvent être mobilisées comme documents, comme références, comme traces. Pas simplement comme surfaces visuelles convaincantes. Pour moi, l’avenir du métier passe aussi par cette clarification.
B***e d’argent de la société royale du Sablon, 1912. Musée de la Ville de Bruxelles, n°V.1968.1.15