15/04/2026
Je mange peu de viande, mais j’en mange. Et je mange du poulet.
Pour ce reportage publié dans le dernier numéro de Tchak - La r***e paysanne et citoyenne, j'ai décidé de ne pas détourné le regard. Je me suis immergée dans un petit abattoir coopératif de poulets.
Dès 6h30, enfilant charlotte et tablier blanc, j’ai été confrontée à une réalité brute : les odeurs, la chaleur, les gestes répétés, la proximité avec les animaux.
J’ai choisi de tout photographier. Sans concession. Près de 1800 images en une journée.
Certaines sont dures. D’autres plus silencieuses.
Au fil des heures, les mises à mort s’accumulent. 600 poulets ici, en une journée. Un chiffre qui peut sembler énorme… jusqu’à ce qu’on le compare aux 20 000 - 30 000 abattus quotidiennement dans les abattoirs industriels.
Ce travail n’a pas pour objectif de pointer du doigt ou de culpabiliser. Mais d’ouvrir un espace de réflexion. Sur nos habitudes, sur notre consommation, sur ce que nous choisissons de voir, ou non.
Et parfois, une image suffit à faire surgir une question que les mots n’arrivent pas toujours à formuler.
Retrouvez ce récit de Clémence Dumont dans le dernier numéro de Tchak et le portfolio + ma carte blanche sur le site web du magazine (lien en commentaire)
Divergence-Images