18/08/2026
« 𝗜𝗹 𝗳𝗮𝘂𝘁 𝗽𝗮𝗿𝗳𝗼𝗶𝘀 𝗲́𝗰𝗼𝘂𝘁𝗲𝗿 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲, 𝗲𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝘀𝗲𝘂𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗲𝗻𝘁𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗿𝗲́𝗽𝗼𝗻𝗱𝗿𝗲. »
Lors de mon intervention à Bouaké, en Côte d’Ivoire, dans le cadre de la 7ᵉ édition du Forum sous-régional de la jeunesse sur la paix, la sécurité et les droits de l’homme, j’ai eu l’occasion de partager ma vision sur l’inclusion des jeunes femmes dans les initiatives de paix et de sécurité.
Au cours des échanges, une réflexion a particulièrement retenu mon attention : oui, il faut accompagner les femmes, mais il ne faudrait pas créer un nouveau 𝐝𝐞́𝐬𝐞́𝐪𝐮𝐢𝐥𝐢𝐛𝐫𝐞 dans la société.
J’ai alors choisi de rebondir sur cette idée.
Quand une société a historiquement placé les hommes au-dessus des femmes dans les espaces de pouvoir, de décision et de leadership, pourquoi le fait de vouloir donner davantage de place aux femmes est-il immédiatement perçu comme un « déséquilibre » ?
Et si, pour une fois, nous acceptions de déplacer les lignes ?
Mon propos n’était pas de dire que les femmes doivent être au-dessus des hommes. Il était de dire que les femmes doivent pouvoir être au pouvoir, diriger, décider et démontrer que le leadership n’a pas de sexe.
Nous ne devons pas avoir peur de voir des femmes occuper les premières places. Nous devons plutôt nous demander pourquoi leur présence à ces places continue parfois à surprendre.
Parce que lorsqu’une femme dirige, cela ne signifie pas qu’un homme perd sa valeur. Cela signifie simplement qu’une femme a, elle aussi, démontré qu’elle en a les capacités.
L’équilibre ne devrait pas consister à maintenir chacun à une place qui lui a été attribuée par la société. Il devrait consister à donner à chacun la possibilité d’accéder aux mêmes espaces, aux mêmes responsabilités et aux mêmes opportunités.
Alors oui, j’ai volontairement utilisé le mot « déséquilibre » pour provoquer la réflexion.
Parce que parfois, il faut déplacer les certitudes pour faire évoluer les mentalités.
Et surtout, écoutons pour comprendre, avant de juger ce que nous avons entendu.
Je repars de ce panel avec une conviction encore plus forte : les jeunes femmes ne demandent pas simplement une place à la table. Elles sont prêtes à participer à la construction de cette table, à y prendre des décisions et à en porter les responsabilités.