28/02/2020
C'était une légende,
Les Hommes n’étaient plus,
Ou seulement dans les livres
Les Hommes invisibles,
Ou que dans leurs miroirs...
Et les légendes invincibles,
Cachés dans les tiroirs...
Était une légende, celle qui disait je t'aime
Je t'aimerai.
Qui promet l'amour ?
Le fou, le demeuré ?
Il n'y a que je t'aime qui soit histoire vraie,
Il n'y a qu'aujourd'hui qui ne ment pas
Les légendes sont au passé, mais s'écrivent aussi demain,
Et de mes mains je ne prendrai que ce qui est donné à l'instant
Dans un sourire
Dans un regard ou dans une caresse,
Les Hommes ne sont plus
Et les Hommes ne vivent plus
Que dans les histoires
Et les rues bondées
Ils ne regardent plus que les miroirs
Et les chaussures Ă leurs pieds
Ils sont fanés,
Et le soleil ne les voit plus
Les ombres sont blanches et le sol évanoui
Les ombres sont noires et les Hommes derrières elles
Les légendes brisées et les amours sur les toits
Qui ira les chercher ?
Les sourires encore naissants, les regards éblouis des passants, les joueurs de couleurs, les danseurs inconnus ? Qui ira les chercher, les amoureux curieux, les courageux, les invincibles ?
J’ai rêvé de les voir,
S’agripper l’un à l'autre
Se lâcher souvent
Pour se voir souvent
Je les ai vu danser
Sans musique
Discuter sans un mot
Je les ai vu sourire
Pour un silence
Renaître d’un souffle
Je les ai vu vivre
Aimer
S’évanouir.