21/10/2021
... Hier.
Jour 22 Italie, jour 3 Venise mercredi 20 octobre 2021.
🏳️🌈🇮🇹🛫🛬:
Visite du quartier du ghetto juif de Venise.
Visite du palais Ducale/palais des Doges, et de la basilique San Marco.
Elle se trouve à côté du Palais des Doges sur la place San Marco. Historiquement, elle a été le centre de la vie religieuse vénitienne.
Le palais des Doges ou palais Ducal est un palais vénitien de styles gothique et Renaissance, situé sur la place Saint-Marc. Ce bâtiment fut la résidence officielle des doges de la République de Venise, ainsi que le lieu de représentation de ses institutions majeures.
Un premier palais des Doges exista durant la République de Venise. Il fut détruit par un grand incendie en 976, qui détruisit également la première basilique Saint-Marc.
Le 28 décembre 1340 débutait la construction de la Sala Nuova du Grand Conseil qui ne sera achevée qu'en 1366. En 1365 le doge Marco Cornaro avait fait venir Guariento di Arpo de Padoue pour la décorer. Ce peintre avait réalisé autour du tribunal un monumental Couronnement de la Vierge au Paradis qui fut malheureusement gravement endommagé par l'incendie de 1577 et tomba dans l'oubli. On en retrouva des fragments en 1903, derrière Le Paradis du Tintoret. Ils furent alors détachés et placés dans la salle d'Armes.
Après l'incendie de 1577, les autorités vénitiennes décidèrent d'ouvrir un concours pour l'exécution d'une représentation du Paradis. Le programme iconographique fut élaboré par deux patriciens de Venise : Jacopo Marcello et Jacopo Contarini. Ce concours eut lieu entre 1578 et 1582. Les artistes vénitiens les plus importants tels que Le Tintoret et Palma le Jeune y participèrent. C'est Véronèse qui fut déclaré lauréat avec Francesco Bassano. Il ne réalisa pas ce projet, et un nouveau concours fut organisé à la mort de Véronèse. C'est Le Tintoret qui réalisa le travail « in situ » avec son fils.
Les doges de Venise y ont habité jusqu'en 1797. Ce palais fut pendant de nombreux siècles le siège de l'administration vénitienne. Les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire y étaient centralisés entre les mains du doge.
Jusqu’au XVIe siècle, le palais abritait les prisons de Venise situées sous les toits. Elles sont appelées les plombs (i piombi) car leur couverture était faite de plaques de plomb. En été, leur visite est d’ailleurs interdite à certaines heures de la journée car les visiteurs ne pourraient supporter la température qui y règne (plus de 50°C). C’est dans cette prison que fut détenu Giacomo Casanova. Le 1er novembre 1756, il s'en évada avec l'aide de son voisin de cellule, un prêtre nommé Marino Baldi. Ce fut l'unique évasion qu'ait connu cette prison.
Puis une autre prison de 19 cellules fut construite à côté du palais (la prison des puits) appelée comme cela car elle était non plus sous les toits, mais au rez-de-chaussée et en sous-sol. Les conditions de détention n’y étaient pas meilleures car, si les prisonniers ne souffraient plus de la chaleur intense, ils étaient constamment dans l’humidité et le froid, voire dans l’eau lors des crues, avec tout ce que de telles conditions entraînent en termes d’hygiène. Cette nouvelle prison et le palais ne sont séparés que par le Rio della Paglia, le seul lien entre ces deux bâtiments étant le pont des Soupirs, un petit pont de pierre entièrement fermé que les prisonniers traversaient après leur jugement pour gagner leurs geôles.
Les prisons des plombs faisaient partie d’une aire cachée du palais dont personne ne connaissait l’existence. Toute une administration secrète y réglait les affaires politiques et judiciaires de la République. De nombreux hauts fonctionnaires y travaillaient et leurs activités se déroulaient souvent la nuit. On considère d’ailleurs que c’est là que le pouvoir s’exerçait réellement, qu’il s’agisse d’affaires d’espionnage, de fiscalité, de législation, de commerce ou de bonnes mœurs, tout était du ressort de ces fonctionnaires et de leur police secrète.
Pour éviter que les ambassadeurs et hauts dignitaires ne découvrent cette administration cachée, la République de Venise avait installé ses bureaux dans des demi-étages du palais. De l’extérieur, on ne distinguait que de grandes fenêtres fermées semblables à celles des grandes salles du palais, mais en fait un plancher avait été installé à mi-hauteur de ces fenêtres; abritant ainsi de nombreux bureaux, salles de conseils, salle de torture, cachots en toute confidentialité.
La Basilique Saint-Marc est l’édifice religieux le plus important de Venise.
À l’origine, l’édifice devait être un prolongement du Palais des Doges, siège du pouvoir du royaume pendant des siècles. Sa construction a débuté en 828 pour abriter le corps de Saint-Marc, ramené d’Alexandrie. Même si le bâtiment actuel date du XIe siècle, on peut distinguer quelques dégradations et modifications apparues avec le temps.
La basilique actuelle comporte cinq dômes et a été construite en forme de croix grecque ; elle est devenue la cathédrale de la ville en 1807. Elle compte plus de 4 000 mètres carrés de mosaïques (certaines d'entre elles datent du XIIIe siècle) et présente 500 colonnes remontant au IIIe siècle.
À l’intérieur, la couleur dominante est le doré. Les mosaïques du dôme de l’Ascension (le dôme principal) datent du début du XIIIe siècle et représentent les scènes du Nouveau Testament. Les mosaïques de l’atrium ont été réalisées en tesselles de verre et en feuilles d’or, où des scènes de l’Ancien Testament sont représentées.
Sous l’autel, supporté par quatre colonnes d’albâtre et de marbre, repose le corps de Saint-Marc.
Certaines parties à l’intérieur de l’édifice requièrent une entrée payante, à savoir le Musée, le Trésor et la Pale d’Or.
En visitant le musée, vous pourrez voir de près les plafonds et les mosaïques de la cathédrale, les œuvres du musée et les sculptures originales des Chevaux de Saint-Marc. Ces quatre chevaux de bronze recouverts d’or se trouvent à l’hippodrome de Constantinople ; il s’agit du butin de la quatrième croisade.
Les répliques de ces chevaux se trouvent dans la Logia dei Cavalli (terrasse ouverte avec un magnifique panorama sur la Place Saint-Marc).
Pour le trésor, il s'agit d'un trésor byzantin constitué d’or et d’argent, provenant du pillage de Constantinople.
La pale d'or est une magnifique retable en pierres précieuses (tableau d’autel en or) qui a été réalisé par des orfèvres médiévaux.
Ensuite, direction la Fondaco dei Tedeschi, ancien palais énorme réhabilité en centre commercial de luxe, avec sur son rooftop, un panorama exceptionnel sur Venise à 360°.
La Fondaco dei Tedeschi (en vénitien Fòntego dei Todeschi, en français : « l'entrepôt des Allemands ») est un édifice de style vénéto-Renaissance de Venise en Italie, construit en 1228, situé le long du Grand Canal et près du pont du Rialto, dans le quartier de San Marco.
Les négociants allemands étant nombreux dès le XIIIe siècle, le Sénat leur assigna une bâtisse sur le Grand Canal, contigu au pont du Rialto, à usage d'habitation et de dépôt de marchandises importées de ou à exporter vers l'Allemagne. C'était le lieu de résidence obligatoire des marchands allemands, ce qui permettait aux Vénitiens d'y servir d'interprètes et d'intermédiaires dans les affaires.
Le bâtiment d'origine fût détruit vers 1505 par un violent incendie, mais reconstruit en 1508.
Le palais Contarini del Bovolo, situé dans le quartier de San Marco, à deux ruelles du Campo Manin, est connu pour son remarquable escalier extérieur en colimaçon qui a donné son nom au palais (Bovolo signifiant escargot en vénitien).
Fermé pendant de nombreuses années pour travaux, vous pouvez à nouveau venir admirer ce très bel escalier, l'une des images les plus connues de la ville et y avoir accès (payant 5€) pour rejoindre le belvédère qui offre une très belle vue sur la ville.
Le palais semble avoir existé dès le XIVème siècle avant d'être acquis par la puissante famille Contarini dont une branche s'installe dans ce quartier, proche du lieu de pouvoir qu'est la place Saint Marc.
Pietro Contarini, inspiré par la Renaissance Florentine et la tour de Pise, fait construire l'escalier en 1499 à l'extérieur du palais comme cela était d'usage jusqu'au XVIème siècle. L'architecte semble avoir été Giovanni Candi.
Le résultat est remarquable, la pierre blanche d'Istrie des colonnes et arcs contraste avec la brique rouge, et l'impression de hauteur et d'élégance est renforcée par le jeu de perspective, la hauteur des arc et des loggias allant en décroissant.
Bien que de style résolument Renaissance, le style gothique byzantino-vénitien reste présent.
Marché 19km...