04/06/2026
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Mauvaise nouvelle sur mauvaise nouvelle…
Parfois, j’aimerais simplement ouvrir les réseaux sociaux et tomber sur une bonne nouvelle. Une nouvelle qui apaise. Une nouvelle qui élève. Une nouvelle qui rappelle que malgré tout, il y a encore du beau, du vrai, du digne dans ce monde.
Mais de plus en plus, surtout sur Facebook, on a l’impression que le malheur est devenu un contenu.
Une douleur devient un débat.
Une mort devient une tendance.
Une humiliation devient un divertissement.
Une rumeur devient une vérité pour ceux qui veulent y croire.
Une tragédie devient une opportunité de faire des vues.
Ce qui me frappe le plus, ce n’est même pas la mauvaise nouvelle en elle-même. C’est la façon dont les gens la consomment. Avec rapidité. Avec légèreté. Parfois avec une forme d’excitation. Comme si la souffrance des autres était devenue une matière première pour alimenter les commentaires, les lives, les statuts et les captures d’écran.
On parle souvent plus des gens quand ils ne sont plus là que lorsqu’ils étaient vivants. Vivants, on les critique, on les soupçonne, on les attaque, on cherche à réduire ce qu’ils construisent. Mais une fois partis, tout le monde devient soudain profond, compatissant, humain.
C’est une époque étrange : beaucoup savent rendre hommage aux morts, mais ne savent pas respecter les vivants.
Les réseaux sociaux nous ont donné une voix, mais ils nous ont parfois retiré la retenue. Ils nous ont donné de la visibilité, mais ils nous ont parfois fait perdre la pudeur. Ils nous ont rapprochés en apparence, mais ils ont aussi rendu beaucoup de relations plus froides, plus comparatives, plus jalouses, plus bruyantes.
Aujourd’hui, certaines personnes ne cherchent plus à comprendre : elles cherchent à réagir.
Elles ne cherchent plus la vérité : elles cherchent l’angle qui va choquer.
Elles ne cherchent plus à informer : elles cherchent à exister dans le bruit.
Et pourtant, derrière chaque nom, chaque photo, chaque vidéo, chaque polémique, il y a un être humain. Une famille. Une histoire. Des blessures. Des efforts. Des combats qu’on ne voit pas.
Tout ne mérite pas un commentaire.
Tout ne mérite pas une publication.
Tout ne doit pas devenir un spectacle.
Tout ne doit pas être transformé en opportunité de buzz.
À un moment, il faudra réapprendre à parler des autres avec conscience. À critiquer sans déshumaniser. À informer sans salir. À observer sans se réjouir du malheur. À respecter les gens pendant qu’ils sont encore là, pas seulement quand il est trop t**d.
Parce qu’une société qui se nourrit constamment de la chute, de la douleur et du malheur des autres finit toujours par perdre quelque chose d’essentiel : son âme.
Je ne sais pas pour vous mais énergétiquement ça m’épuise de devoir consommer le malheur des autres et pire voir certains s’en réjouir ça me donne la nausée 🤧
Puis tu t’étonnes que ta vie tourne en rond : Ce que tu émets comme vibration c’est ce que tu recevras !
Karma is a bad b*tch