20/08/2026
J’avais envie de vous parler un peu de ma façon de photographier.
Parce que parfois, je me demande si je ne devrais pas faire autrement.
Vous aussi, il vous arrive de me le demander.
Retoucher davantage.
Lisser une peau. Affiner une silhouette. Effacer une cicatrice, une vergeture, un petit ventre qui dépasse.
Je sais que certaines personnes se sentiraient probablement plus belles comme ça.
Et pourtant, je reviens toujours à la même chose : ce n’est pas ce que j’ai envie de faire.
Pas parce que je pense que la retouche est mauvaise. Au contraire. J’admire énormément les photographes qui passent des heures à sublimer leurs images. C’est un véritable travail, avec une vraie intention, et je trouve ça magnifique.
Simplement, moi, je cherche autre chose.
J’aime quand une photographie garde quelque chose de vivant.
Un mouvement. Un flou. Une mèche qui s’échappe. Un sourire qui n’était pas prévu. Une peau qui raconte quelque chose.
Parce que le vivant n’est pas lisse. Il change, il vieillit, il se transforme. Il a des reliefs.
Et je crois que si je retirais tout ce qui me semble « imparfait », je retirerais aussi une petite partie de la personne que j’ai devant moi.
Bien sûr que j’aime l’esthétique. Les belles lumières, les compositions soignées, les images qui font plaisir aux yeux.
Mais si je dois choisir entre une image parfaitement esthétique et une image dans laquelle je sens vraiment la personne, je choisirai toujours la deuxième.
Parce que je ne veux pas seulement que vous aimiez vos photos.
Je veux que vous vous y reconnaissiez.
Même dans quelques années. Même avec ce que vous n’aimiez pas chez vous à cet instant-là.
Parce qu’un jour, peut-être, vous ne verrez plus ce petit détail qui vous complexait.
Vous verrez simplement la personne que vous étiez.
Pas la perfection d’un instant.
Mais la réalité du moment. 🤍