07/09/2026
Le temps n'efface pas tout. Il use, il ronge, mais laisse abimé mais encore debout, ce que l' on croyait souvent fragile — une cheminée sans usine, une porte murée, des écrits qui refusent l'effacement.
La ville ne se donne pas au premier regard. Elle se déambule, se devine dans ses arrière-cours, ses linteaux aveugles, ses "Thomasson" — ces vestiges devenus, sans le vouloir, sculptures inutiles dont on a perdu la fonction.
Une poignée attend une main qui ne viendra plus.
Un mât de béton nu ne soutient plus rien sauf un oiseau de passage.
Photographier ces restes, ce n'est pas de la nostalgie.
C'est écouter patiemment les cicatrices de la ville qui refusent de se taire.
Pour ne pas oublier.
Traces — une collection en devenir- née des déambulations urbaines à Pau et ses environs, entre usages disparus et formes qui leur survivent.