15/09/2026
L’IA n’est pas nostalgique (moi si !)
Sûrement parce qu’elle a une mémoire sans faille et une durée de vie illimitée (moi non 😆!)
Moi, j’ai peur d’oublier. Je suis une nostalgique du cool (t’as la ref ?). Une grosse sensible à la beauté des choses simples et des instants de vie. Je boude de ne pas avoir une carte mémoire intégrée, de ne pas pouvoir faire une photo d’un clignement d’œil.
J’aime qu’on me dise : « Ça te dit de venir… ? » (Sauf s’il y a le mot courir dans la suite de ta phrase) parce que ça ferra des nouveaux souvenirs à oublier (et à photographier)
J’aimerais tout vivre et tout garder en mémoire cette bouille, ces rires, ce bleu, cette lumière, cette émotion, ce moment, ce truc insignifiant qui vaut un monde pour moi.
Alors je prends des photos, pour pas oublier, parce que je trouve ça beau, parce que ça fait boum boum dans mon coeur.
Je remplis mon téléphone et mes cartes SD de tout et de rien.
Et je crois que c’est aussi pour ça que je suis photographe. Pas seulement pour faire de belle image.
Parce qu’avant l’image, il y a le moment et l’envie d’en garder une (jolie) trace.
L’IA pourra générer toutes les images qu’elle veut, apprendre toutes les règles de composition qu’elle veut, me voler un peu (beaucoup) de mon job.
Mais elle ne saura jamais pourquoi ce geste, ce sourire ou ce petit rien nous a donné envie de sortir l’appareil. Elle ne vivra jamais le moment (moi si !)
Et finalement, comme j’aime les belles tablées, mon Sud-Ouest, trinquer, fabriquer des choses et regarder les gens faire ce qu’ils aiment… c’est devenu souvent le cœur de mes images.
Bref, voici les derniers moments qui ont fait boum boum