19/04/2026
MĂȘnisđ„đĄïžđïž
Un autoportrait qui raconte une histoire totalement imaginĂ© par moi-mĂȘme. Il y a pour projet une suite Ă cette histoire, donc probalement des photos :-)
MĂȘnis, câest lâhistoire dâune femme qui a luttĂ© pour dĂ©fendre son village.
Ă une Ă©poque lointaine, quâaucun de nous nâa connue, vivait un peuple nommĂ© Les Morvrenn
Aela Ă©tait une femme douce et aimante, toujours joviale, toujours de bonne humeur. Et ces qualitĂ©s nâĂ©taient pas les siennes seules : elles reflĂ©taient lâĂąme de tout un peuple. Les habitants de ce petit pays Ă©taient rĂ©putĂ©s pour leur douceur, leur joie et leur chaleur.
Situés prÚs de la mer, ils commerçaient volontiers avec les voyageurs de passage. Il était facile de marchander avec eux. Beaucoup de ces voyageurs prolongeaient leur séjour, séduits par la quiétude des lieux et la générosité de leurs hÎtes.
Les annĂ©es passĂšrent, et les guerres se multipliĂšrent dans les pays alentour. Pourtant, ce petit pays cĂŽtier semblait Ă©pargnĂ©, comme protĂ©gĂ© par une force invisible. Ses habitants vivaient simplement, se contentant de la pĂȘche, de la chasse et de lâagriculture. Ils possĂ©daient peu, mais vivaient pleinement.
Mais un jour dâĂ©tĂ©, lâĂ©quilibre se rompit. Des troupes ennemies sâinstallĂšrent Ă quelques kilomĂštres seulement. Lâun des voyageurs, craignant pour sa vie, trahit un secret confiĂ© des annĂ©es plus tĂŽt par un habitant de Calmorenn
Car ce pays nâĂ©tait pas seulement riche de son peuple. Dans les rochers bordant les cĂŽtes se cachaient dâimmenses grottes marines, oĂč reposaient, enfouies depuis des siĂšcles, des pierres prĂ©cieuses Ă perte de vue.
Le capitaine ennemi, conscient de la rĂ©putation pacifique de ce peuple, choisit dâabord la parole plutĂŽt que lâĂ©pĂ©e. Les guerres passĂ©es lui avaient dĂ©jĂ coĂ»tĂ© trop dâhommes. Sâil pouvait Ă©viter un nouveau massacre, il le ferait.
Mais la discussion tourna court. Les Morvrenn ne pouvaient cĂ©der ces pierres. Elles nourrissaient leur terre. Ce sol, riche en minĂ©raux, fortifiait les cultures, nourrissait les animaux, façonnait la flore et la faune. Leur santĂ©, leur vitalitĂ©, la beautĂ© mĂȘme de leur pays en dĂ©pendaient.
Alors la guerre éclata.
Elle fut sanglante. Hommes et femmes prirent les armes. Aela perdit tout : amis, frĂšres, sĆurs, parents.
Ils remportÚrent la victoire. Mais à quel prix ? Plus de la moitié de leur peuple avait péri.
Lorsque Aela contempla son village en flammes, ses terres dévastées et les corps étendus dans la poussiÚre, quelque chose en elle se brisa.
Elle ne serait plus jamais la femme douce dâautrefois. Et son peuple ne serait plus ce peuple chaleureux et accueillant. DĂ©sormais, il ne resterait que la colĂšre, la rage et la vengeance.