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D' Production Atteint de "livresque " nocturne s/caféine. Rédacteur passionné. Photo addict. Gourmet food lover.

05/06/2026

L’occasion est donc idéale pour revenir sur dix grands films de guerre français.

05/06/2026

Voilà presque 5 mois que mon roman Une pension en Italie est disponible. L'avez-vous lu ? ☀️

Cristina CaboniTraduit par : Marie Causse480P pages 02/04/2026 PocketEdité par Presse de la Cité - 2025La souffleuse du ...
30/05/2026

Cristina Caboni
Traduit par : Marie Causse
480P pages 02/04/2026 Pocket
Edité par Presse de la Cité - 2025
La souffleuse du temps

4ème de couv.

Séparées par plusieurs générations et un secret de famille mais unies par la même passion : le cristal de Murano. Juliet, jeune Américaine d'origine italienne, rêve depuis toujours de devenir artiste verrier. Elle renonce à l'avenir qu'on lui destinait pour se rendre à Murano. Là, seule fille admise dans l'école de verrerie la plus prestigieuse du monde, elle compte faire sa place. Avant son départ pour la Sérénissime, sa vieille nourrice lui confie un antique collier de cristal vénitien et lui demande de retrouver sa propriétaire pour le lui rendre. Malgré sa crainte de ne pas être à la hauteur, la jeune femme a l'impression que le bijou lui transmet une force inouïe. Et il semble receler bien d'autres secrets auxquels Juliet pourrait être liée... Richement documenté, ce nouveau roman de Cristina Caboni nous plonge dans l'univers fascinant des souffleurs de verre, et brosse le portrait de deux femmes fortes et farouchement libres qui défient les lois et les préjugés de leur époque.

Pour aller plus loin… Mon avis.

La souffleuse du temps : quand le feu de Murano éclaire le destin des femmes

C’est à la suite d’un conseil de lectrice que j’ai ouvert ce livre. Je ne connaissais ni l’autrice, ni le titre. Je dois dire que j’ai apprécié la lecture même si parfois, j’ai trouvé ça un peu long. Avec La souffleuse du temps, Cristina Caboni signe un roman profondément romanesque où la beauté des lieux répond à celle des destins. Entre les canaux de Venise et les fours ardents de Murano, l'autrice tisse une fresque féminine sensible et lumineuse, portée par deux héroïnes séparées par plusieurs générations mais réunies par une même passion : l'art du verre soufflé.

Dès les premières pages, le lecteur est happé par l'atmosphère si particulière de la Sérénissime. Comme pourrait le faire Donna Leon dans ses policiers, Venise n'est pas ici un simple décor de carte postale ; elle devient un personnage à part entière. Cristina Caboni en restitue les lumières mouvantes, les ruelles labyrinthiques, les places secrètes et cette impression intemporelle qui saisit quiconque a déjà arpenté ses quais. À ses côtés, Murano dévoile un autre visage : celui du feu, de la tradition et d'un savoir-faire ancestral jalousement préservé.

La force du roman repose sur sa construction en miroir. D'un côté, Juliet, jeune Américaine d'origine italienne, quitte Seattle pour poursuivre son rêve de devenir maître verrier. Dans une famille où la médecine semble être la seule voie acceptable, elle ose enfin écouter cette voix intérieure qui l'appelle depuis toujours vers Venise. De l'autre, Marina, née au cœur du XXe siècle, mène un combat autrement plus rude : celui d'une femme qui refuse de voir son talent étouffé dans un univers réservé aux hommes.

Le procédé de la double temporalité fonctionne bien. Les deux récits se répondent, se complètent et s'enrichissent mutuellement. Marina ouvre un chemin ; Juliet le poursuit. Entre elles circule un héritage invisible dont le symbole le plus éclatant demeure ce mystérieux collier de perles de cristal confié à Juliet avant son départ. Bien plus qu'un simple objet, ce bijou devient le fil conducteur d'une quête identitaire où se mêlent mémoire familiale, secrets enfouis et transmission.

L'un des grands plaisirs de lecture réside dans la découverte du métier de souffleur de verre. Peu de romans explorent cet univers avec une telle précision. Cristina Caboni restitue la chaleur des fours, la difficulté du geste, la patience nécessaire à la maîtrise de la matière. Le verre semble presque vivant sous sa plume. On entend le souffle des artisans, on perçoit les couleurs naître dans l'incandescence, on ressent le poids des traditions qui se transmettent de génération en génération.

Mais derrière cette fascinante immersion artisanale se dessine surtout une réflexion sur la place des femmes. Marina comme Juliet doivent affronter les attentes des autres, les préjugés et les limites qu'une société tente de leur imposer. À un siècle d'écart, leurs combats se font écho. Le roman montre avec finesse combien certaines conquêtes demeurent fragiles et combien chaque génération doit poursuivre le travail entrepris par la précédente.

Les héroïnes constituent d'ailleurs la grande réussite du livre. Marina impressionne par sa détermination et son courage dans une époque peu encline à reconnaître le talent féminin. Juliet, plus fragile et contemporaine, touche par ses doutes, son manque de confiance en elle, ses hésitations tout en ayant la volonté de rester fidèle à elle-même. Toutes deux incarnent des figures d'émancipation crédibles et inspirantes.

Quelques réserves peuvent néanmoins être formulées. Les personnages masculins, bien que globalement réussis, paraissent parfois moins développés que leurs homologues féminins. Certains antagonistes, notamment Luigi ou Jacopo, auraient gagné à bénéficier d'une évolution plus approfondie ou d'une conclusion plus marquante. Ces légères frustrations n'altèrent toutefois jamais le plaisir de lecture.

Car l'essentiel est ailleurs : dans cette capacité qu'a Cristina Caboni à faire dialoguer les époques, les femmes et les héritages. La souffleuse du temps est un roman qui parle de passion, de transmission et de liberté. Un récit où les fragilités deviennent des forces, où les rêves résistent aux conventions et où le feu des fours de Murano éclaire les chemins de l'émancipation.

À l'image des créations de verre qu'il célèbre, ce roman se révèle délicat, lumineux et étonnamment résistant. Une lecture qui séduit autant par sa richesse documentaire que par son souffle romanesque, et qui laisse derrière elle l'envie irrésistible d’aller ou mieux ; de retourner flâner dans les ruelles de Venise.

25/05/2026

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25/05/2026

Bonjour tout le monde,

Je vous parle souvent de livres ou de films. Mais aujourd’hui, je vais déroger à la règle et vous parler d’une série que j’apprécie tout particulièrement. Comme beaucoup, j’ai adoré Yellowstone, même son côté violent ne m’a pas dérangé. L’ambiance western sans doute. C’est donc naturellement que j’ai continué sur l’un des derniers spin-off de l’univers Sheridan : The Madison.

Avec The Madison, Yellowstone cesse un instant de galoper dans la poussière des ranchs pour contempler quelque chose de plus fragile : ce qui reste des êtres quand le vacarme du monde se tait.

En s’éloignant de la dynastie Dutton, Taylor Sheridan ne renie pourtant aucune de ses obsessions. La terre, l’héritage, la transmission, la violence sourde des rapports humains : tout est encore là. Mais cette fois, le western moderne devient élégie.

Dès les premières images, la série impose une mélancolie ample, presque romanesque. Les montagnes du Montana ne servent plus seulement de décor ; elles deviennent un refuge spirituel, un espace où le deuil peut enfin respirer. Sheridan filme ces paysages comme Robert Redford filmait les grandes étendues américaines : avec une forme de révérence contemplative, comme si la nature possédait seule le pouvoir d’absorber la douleur des hommes. Impossible, d’ailleurs, de ne pas penser à Et au milieu coule une rivière ou à Out of Africa devant certaines séquences baignées d’une lumière presque irréelle.

Le cœur de The Madison, cependant, ce n’est pas le Montana. C’est Stacy Clyburn. Et dans ce rôle de femme fracassée tentant de réapprendre à vivre, la formidable Michelle Pfeiffer livre une composition d’une sobriété magnifique. Son visage semble porter à lui seul tout le poids du temps, des regrets et des silences. L’actrice ne joue jamais la douleur : elle l’habite.

On la suit dans cette quête presque fantomatique de l’homme qu’elle aimait, comme si le deuil refusait encore de céder la place à l’absence. D’ailleurs, il est encore là, à travers ce journal qu’il écrivait un peu pour elle. Comme l’écrivait Victor Hugo : « Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis. » C’est cette présence invisible que la série rend profondément émouvante.

À ses côtés, Kurt Russell apporte cette présence rugueuse et rassurante qui rappelle les grandes figures masculines du cinéma américain des années 70. Leur duo possède une grâce ancienne, presque crépusculaire.

Ce qui surprend le plus dans cette série, c’est peut-être sa douceur. Avec Sheridan, je m’attendais à des explosions de colère, des conflits territoriaux, des affrontements virils typiques de l’univers de ce spécialiste des nouveaux westerns. À la place, The Madison préfère les regards perdus, les conversations suspendues, les blessures qu’on dissimule plus qu’on ne les exprime. La série ose la lenteur. Elle prend le temps de montrer des êtres déplacés — socialement, émotionnellement, géographiquement — tentant de reconstruire un sens à leur existence.

Tout n’est pas irréprochable pour autant. Sheridan conserve ses vieux défauts. Sa vision des femmes plus jeunes reste souvent caricaturale, réduite à des archétypes un peu trop voyants. Et sa manière d’opposer New York au Montana manque parfois de nuance. Ici, la ville devient un symbole écrasant de décadence moderne quand l’Ouest américain est filmé comme une terre de vérité presque mythologique. Une opposition simpliste, parfois pesante, qui donne à certains épisodes des allures de manifeste anti-urbain.

Bref, malgré ces maladresses, The Madison possède quelque chose de rare : une sincérité émotionnelle. Là où tant de séries contemporaines cherchent le cynisme ou l’efficacité narrative, Sheridan accepte ici la vulnérabilité. Il parle du deuil comme d’une lente traversée intérieure. D’une manière d’apprendre à continuer malgré l’absence. Et c’est précisément dans ces moments silencieux, presque contemplatifs, que la série touche juste.

On comprend alors pourquoi cette œuvre divisera. Certains y verront un ovni dans la filmographie de Sheridan, un objet hybride entre mélodrame romantique, chronique familiale et western introspectif. D’autres y trouveront une méditation profondément humaine sur la perte et la renaissance. La vérité se situe probablement entre les deux. De toute façon, ceux qui n’aiment pas pourront toujours se concentrer sur Dutton Ranch, l’autre spin-off plus directement lié à la locomotive Yellowstone.

Alors oui, elle est moins puissante que Yellowstone, moins épique que le préquel 1883, mais The Madison n’en demeure pas moins une œuvre singulière. Une série imparfaite, parfois naïve, mais traversée d’éclats de grâce. Une série qui regarde ses personnages avec tendresse et filme l’Ouest américain non comme un territoire à conquérir, mais comme un lieu où l’on vient déposer ses fantômes.

Et au milieu coule une rivière. Non plus celle des grands mythes américains, mais celle, plus intime, du chagrin et du temps qui passe.

Six épisodes, c’est court. J’espère déjà une saison 2.

À voir sur Canal+.

La vie est bien trop courte pour perdre son temps à se faire une place là où l’on ne nous attend pas, juste pour démontr...
17/05/2026

La vie est bien trop courte pour perdre son temps à se faire une place là où l’on ne nous attend pas, juste pour démontrer que l’on a sa chance. Bien trop courte pour s’encombrer de doutes lorsque la confiance est là, pour prouver un amour qui n’ouvre pas les bras, pour performer aux jeux de pouvoir quand on n’en a ni le goût ni le besoin, pour s’adapter à ce qui ne nous épanouit pas.

La vie est bien trop courte pour la perdre à paraître, à s’effacer, à se plier, à trop forcer. Quand il suffirait simplement d’être, et de lâcher ces combats que l’on ne mène souvent qu’avec soi-même, pour prouver je ne sais quoi.

L’idée serait peut-être simplement de faire la paix. D’être en paix. Et de vivre. En faisant ce que l’on aime, en saisissant les wagons qui passent ou en demeurant auprès de ceux qui nous aiment, dans un lieu que l’on aime, en étant pleinement qui nous sommes. Vraiment!

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