CAPAX ISO-Sébastien BONET-Photographies

CAPAX ISO-Sébastien BONET-Photographies CAPAX ISO PHOTOGRAPHIES. Photographe à Coutances , je me spécialise dans le reportage Lifestyle. Mon but ? Siret : 824515183

Capturer la spontanéité et l'émotion de vos instants de vie pour créer des souvenirs aussi authentiques que vibrants. Les photos figurant sur ce blog sont prises par Sébastien Bonet du blog CAPAX ISO Photographies , sauf mentions contraires. Pour toute question, vous pouvez me contacter sur [email protected]

ÉCHAPPÉES👏 PHOTOGRAPHIQUES👏 À👏 SAINT👏 LÔ👏 Bienvenue à Saint-Lô, la préfecture de la Manche qui ne laisse personne indiff...
22/08/2026

ÉCHAPPÉES👏 PHOTOGRAPHIQUES👏 À👏 SAINT👏 LÔ👏

Bienvenue à Saint-Lô, la préfecture de la Manche qui ne laisse personne indifférent ! On l'aime ou on la taquine, mais une chose est sûre : elle a un sacré tempérament.

Pour attaquer le morceau, franchissons le pont sur la Vire l'occasion de rappeler qu'à l'époque gallo-romaine, le coin s'appelait Briovère (« le pont sur la Vire », littéralement, on ne s'embêtait pas avec le marketing). Ce n'est qu'au VIᵉ siècle que la cité a pris le nom de Saint Laud, célèbre évêque de Coutances.

Puis est arrivé l'impitoyable tournant administratif : sous le Directoire, en 1795, Saint-Lô a ravi le titre de préfecture à sa rivale Coutances, avant de décrocher son mythique Haras national sous Napoléon en 1806.

Mais le vrai choc reste 1944. Ravagée à près de 95 % par les bombardements alliés, la ville a hérité du triste surnom de « Capitale des ruines », formule posée par Samuel Beckett.
Tel un phénix normand, Saint-Lô est renaissante de ses cendres, troquant le vieux granit pour un béton armé coloré typique de la Reconstruction. Un charme brut, aéré, avec de grandes artères où l'on ne risque pas de se marcher sur les pieds.

Au cœur de la cité, les remparts historiques dominent toujours la vallée, offrant une vue imprenable sur la verdure environnante. Juste à côté trône l'église Notre-Dame. Avant-guerre, sa façade gothique flamboyante arborait deux flèches majestueuses qui rivalisaient presque avec la cathédrale de Coutances.

Après les destructions, l'architecte en chef Yves-Marie Froidevaux a fait un choix audacieux, soutenu par la municipalité : reconstruire l'édifice en intégrant une façade pignon en schiste vert, laissant sciemment les plaies du bombardement visibles.
Un mémorial à ciel ouvert qui en impose.

Côté statues, Saint-Lô a connu un vrai remake des revenants :
La Laitière : conçue par le sculpteur manchois Arthur Le Duc et inaugurée le 14 juillet 1888 sur la place des Beaux-Regards, cette paysanne en bronze portée par une solide tradition locale (inspirée dit-on par « Jeanne » de Beuvrigny) porte sa lourde canne à lait de 15 kilos. Fondue par les Allemands en 1941, elle a été réinventée par Louis Derbré en 1984, avant de faire son grand retour en 2023 sur le parvis de l'hôtel de ville rénové.
Et non, elle ne produit toujours pas de yaourts.
La Licorne : créature mythique et blason historique de la ville symbolisant la pureté et l'intrépidité, sa version contemporaine en résine blanche façonnée par Philippe Rebuffet en 1988 a elle aussi retrouvé une place de choix après avoir longtemps orné une fontaine du centre.

Bref, qu'on adore son architecture moderniste ou qu'on regrette ses ruelles médiévales, Saint-Lô se visite entre mémoire, béton affirmé et verdure.

Saint-Lô Agglo Tourisme

FIN👏🏻 DE👏🏼 LA👏🏽 SAISON👏🏾 ESTIVALE👏🏿 À👏🏻 COUTANVILLEComme le susurrait si poétiquement ce cher C. Jérôme  : « C'est la fi...
19/08/2026

FIN👏🏻 DE👏🏼 LA👏🏽 SAISON👏🏾 ESTIVALE👏🏿 À👏🏻 COUTANVILLE

Comme le susurrait si poétiquement ce cher C. Jérôme : « C'est la fin de l'été ».
Mais réjouissez-vous ! Pour nous autres, fiers habitants de la Manche, cela signifie avant tout le grand retour de notre légendaire flux océanique. Adieu, vilain ogre de la canicule qui nous faisait transpirer rien qu'en regardant une mouette voler.
Bonjour, douce brise rafraîchissante !

Voici un petit portrait de notre fin de journée à Agon-Coutainville, maintenant que les aoûtiens ont sagement replié leurs parasols.

En cette fin d'après-midi, la lumière est d'humeur taquine.
Disons que Mère Nature s'amuse avec l'interrupteur. Dès que notre bonne vieille boule d'or céleste parvient à percer l'épais manteau nuageux, la mer s'illumine d'un coup. Le bleu sombre vire à l'or ou la pyrite, le temps d'une fulgurance.

Bien tranquille derrière la grande vitre du Café Neptune, on assiste à un véritable spectacle. L'instant se transforme en un tableau digne des plus grands peintres impressionnistes. On pourrait d'ailleurs intituler la toile : « Impression, été fini ».

Le 15 août a officiellement tiré sa révérence, et avec lui, la grande migration des estivants est achevée. La plage est passée en mode « espace libre ». Fini la guerre des serviettes et le slalom géant pour aller piquer une tête !

Pourtant, le littoral n'est pas désert, loin de là :
Le vent ayant repris ses droits, les vagues sont littéralement prises d'assaut. Kitesurfeurs et véliplanchistes s'en donnent à cœur joie, traquant la vitesse et les sensations fortes avec une énergie qui me fatigue rien qu'à les regarder.

Sur le sable, quelques irréductibles passionnés du pâté et du château fort exercent encore leur talent. Avec tout cet espace, c'est le moment rêvé pour lancer de grands projets immobiliers en sable, sans risquer qu'un ballon de volley égaré ne vienne détruire le donjon.

Mais ne vous y trompez pas : si le calendrier et le thermomètre affirment que la saison touche à sa fin, l'esprit de l'été, lui, fait de la résistance !
Sur la petite place de Coutainville, rien, absolument rien, ne saurait nous faire renoncer à l'appel sacré d'une glace de chez La Sucette Chaude. On s'accroche à nos cornets comme une bernique à son rocher, bravant les éléments avec panache. Les terrasses restent fièrement occupées, les verres s'entrechoquent et les rires résonnent encore.

La saison est peut-être finie sur le papier, certes, mais l'envie de profiter n'est pas près de faire ses valises.

Neptune - Homard&Frites
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CLAIRES💚FONTAINES💚À💚TERRA💚BOTANICAIl est des heures où même les coqs refusent de chanter et où le café lui-même a du mal...
19/08/2026

CLAIRES💚FONTAINES💚À
💚TERRA💚BOTANICA
Il est des heures où même les coqs refusent de chanter et où le café lui-même a du mal à faire effet. C’est pourtant aux aurores, avec des paupières pesant environ quinze kilos chacune, que 49 courageux habitants de Claires Fontaines et du Pont de Soulles se sont rassemblés pour prendre la route.

Leur mission secrète ?
L'Opération "Mise au Vert". Grâce à un appel à projet très bien pensé en contrat de ville, cette expédition avait un but aussi simple que crucial : réhydrater les esprits et s'injecter une bonne dose de chlorophylle.
Parmi nos 49 aventuriers de l'extrême, on comptait notamment la fameuse "équipe d'élite" du jardin partagé du quartier, ceux-là mêmes qui sont capables de faire pousser des courgettes au milieu du quartier.

Mais la véritable star de l'expédition n'était autre que l'illustre Chaussette le Renard, la mascotte officielle de Claires Fontaines ! Avec son museau frétillant et ses oreilles à l'affût, Chaussette était prêt à déterrer tous les secrets de la nature.

Arrivée à Terra Botanica, près d'Angers. Premier choc thermique et visuel pour notre troupe : tout est VERT ! Mais genre, un vert insolent, luxuriant, presque provocateur. Comment le parc a-t-il pu survivre avec un tel panache aux canicules successives qui nous ont tous transformés en chips de l'angoisse pendant l'été ? C'est notre ami Chaussette le Renard qui a percé le mystère en menant l'enquête. Oubliez la danse de la pluie ou la sorcellerie : le secret, c'est le système ingénieux du goutte-à-goutte ! Une méthode de préservation de la ressource en eau tellement brillante que Chaussette a pris des notes frénétiques et a failli emprunter un tuyau pour l'installe dans l'Espace de Vie Social. Eh oui, chaque goutte compte, et grâce à ça, le parc a gardé sa splendeur intacte.

Une fois rassurés sur la survie de la flore, nos 49 explorateurs se sont dispersés pour conquérir les différents univers du parc. Et si le groupe du jardin partagé attendait le potager avec impatience, ils ont vite compris que Terra Botanica cachait bien d'autres merveilles

Le fameux Potager et ses Tractocabines : Nos experts du jardin partagé ont pu comparer leurs techniques dans cet espace XXL. Certains ont même embarqué dans la nouvelle attraction des "Tractocabines de Cléamolette", se prenant pour de véritables pilotes de Formule 1 version maraîchage !

La Forêt et ses Géants : En s'aventurant dans "Les Mystères de la Forêt", nos habitants se sont sentis tout petits. Un parcours sensoriel époustouflant sous une canopée majestueuse.

Les sueurs froides en Coquille de Noix : L'eau est une ressource vitale, on l'a dit. Mais pédaler dans les airs à bord d'une coquille de noix géante pour observer la cime des arbres, ça donne de sacrées sensations !

Frissons garantis dans l'Aventure au Bayou : Grosse immersion au cœur des marécages de Louisiane. Entre la flore typique et la faune sauvage, alligators et autres bêtes mystérieuses, Chaussette le Renard a très sagement décidé de garder ses distances avec l'eau pour ne pas finir en apéritif.

L'Aventure 4D : Parce que sentir des fleurs c'est bien, mais se faire secouer dans un siège de cinéma avec des effets spéciaux, c'est encore mieux ! Les rires et quelques cris de surprise ont dû résonner jusqu'à Claires Fontaines.

Mission accomplie !Après avoir navigué sur des eaux mystérieuses, compris les secrets vitaux du goutte-à-goutte, exploré des forêts gigantesques et survécu aux extrêmes, la troupe a fini par regagner le bus. Le bilan de la journée ? Une réussite totale ! Les habitants de Claires Fontaines et du Pont de Soulles sont revenus à la maison l’esprit bien vert, les poumons gorgés d'oxygène, et la tête chargée de magnifiques souvenirs.

Quant à Chaussette le Renard, il s'est endormi avant même que le bus ne démarre, rêvant sans doute de son futur empire de courges irriguées au millimètre près. Vivement la prochaine expédition !

Terra Botanica Centre d'Animation Les Unelles
Préfet de la Manche

MUSÉE👏 TANCRÈDE👏 DE👏 HAUTEVILLE👏 LA👏 GUICHARD.Si je vous dis, de but en blanc : « Les Normands en Italie », il y a de fo...
16/08/2026

MUSÉE👏 TANCRÈDE👏 DE👏 HAUTEVILLE👏 LA👏 GUICHARD.

Si je vous dis, de but en blanc : « Les Normands en Italie », il y a de fortes chances que vous me regardiez avec des yeux ronds comme des calzones en vous disant :
"Il a forcé sur le calvados, le pizzaiolo là ?"

Et pourtant ! Si, si, je vous le jure sur la tête de Guillaume le Conquérant, les Normands ont bel et bien conquis l'Italie du Sud.
Et pas qu'un petit bout ! Ils ont fondé l'un des royaumes les plus puissants et les plus stylés du Moyen Âge.

Pour comprendre cette histoire digne d'une série Netflix avec moins de dragons mais tout autant de bagarres, il ne faut pas aller à Rome ou à Palerme…
Il faut se rendre dans la Manche, au Musée Tancrède de Hauteville-la-Guichard.
Installez-vous confortablement, prenez une part de pizza au camembert, Je vous raconte tout.

Avant de parler du musée, un petit cours d'histoire s'impose. Remontons le temps jusqu'au XIe siècle.

Dans le petit village d'Hauteville, vit un seigneur local du nom de Tancrède de Hauteville. Tancrède est un petit noble du Cotentin, pas particulièrement riche, mais qui a un sacré palmarès familial : avec ses deux épouses successives (Muriella et Fressenda), il a eu la bagatelle de douze fils (et au moins trois filles, mais les chroniques de l'époque étaient un peu sexistes sur les bords).

Forcément, douze gaillards élevés au bon air normand, ça mange. Et surtout, sous le régime féodal, l'héritage ne se divise pas à l'infini. Le domaine familial est bien trop petit pour tout ce beau monde. Le message paternel a dû ressembler à quelque chose comme : "Bon les gars, le frigo est vide, prenez vos épées, vos boucliers, et allez voir dans le Sud si j'y suis."

Et c'est exactement ce qu'ils ont fait !

Les frères Hauteville (dont les légendaires Guillaume Bras-de-Fer, Robert Guiscard "le Rusé", et Roger) ont pris la route de l'Italie du Sud. Au début, ils bossaient comme de simples mercenaires, vendant leurs gros muscles et leur technique de combat viking aux seigneurs locaux. Mais nos Normands étaient malins. De mercenaires, ils sont devenus propriétaires terriens, puis seigneurs, puis ducs… et ont fini par jeter les Byzantins et les Sarrasins à la mer pour créer le Royaume de Sicile !

Ils ont carrément inventé une culture hybride incroyable, mélangeant les architectures normande, byzantine et arabe.
Bref, les fils de Tancrède ont fait le plus grand hold-up géopolitique du Moyen Âge.

Maintenant que vous êtes incollables sur l'épopée, il est temps d'aller voir ça de vos propres yeux au fameux Musée Tancrède.

Où ça se trouve ? À Hauteville-la-Guichard dans le Cotentin une dizaine de kilomètre au Nord Est de Coutances. Le musée est niché juste derrière l'église du village. Et attention, on ne l'a pas mis derrière pour le punir au piquet ! C'est tout simplement parce qu'il a pris ses quartiers dans l'ancien presbytère. Un bâtiment plein de charme et d'histoire qui se prête parfaitement à l'exercice.

🏦Que trouve-t-on dans ce musée ?
Une scénographie épique : Le musée retrace toute la f***e aventure de cette famille. À travers des expositions, des maquettes, des reproductions de costumes et d'armes, vous allez comprendre comment une poignée de chevaliers normands a réussi à se tailler un royaume au soleil.

Des objets du quotidien médiéval : Pour s'immerger dans la vie d'un petit seigneur du XIe siècle avant qu'il ne parte manger des pâtes au pesto.

La vie dans le Cotentin : Parce que Tancrède n'est pas le seul personnage du coin, le musée aborde aussi la vie rurale et l'histoire locale de cette belle région normande.
Et l'expo du moment est consacré à Louis Beuve, poète local de Quettreville-sur-Sienne.

🌿 Mais le clou du spectacle pour flâner, c'est le cadre agréable qu'offre le site. Le musée possède un très beau jardin d'inspiration médiévale, rempli de plantes aromatiques, médicinales et de légumes oubliés.

Bon, je ne vais pas vous mentir, pour l'instant ce jardin est comme tout le monde : il attend le retour de la pluie avec la même impatience et la même ferveur qu'un geek attendait le retour du Jedi. Mais même avec les feuilles un peu assoiffées, l'endroit reste un petit havre de paix parfait pour digérer toutes ces histoires de conquêtes, de rois de Sicile et de batailles épiques.

Si vous passez dans la Manche, oubliez les clichés. Venez découvrir comment de simples Normands ont troqué la pomme contre l'olive au Musée Tancrède. C'est ludique, c'est historique, et ça vous donnera une excellente anecdote à raconter lors de votre prochaine soirée pizza !


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UN❤️15🧡AOÛT💛MER💚ET💙VILLE.En ce 15 août, pendant que la moitié de la France hésitait entre la sieste et le deuxième coup ...
15/08/2026

UN❤️15🧡AOÛT💛MER💚ET💙VILLE.

En ce 15 août, pendant que la moitié de la France hésitait entre la sieste et le deuxième coup de soleil de la journée, le dogme exigeait un vrai pèlerinage. Mais attention, un pèlerinage version manchoise : entre grandes marées, jeux de mots douteux et chasse aux trésors architecturaux.

Le matin : "Ave Pontus" à la Pointe d'Agon:
Réveil aux aurores. Ce matin, ce n’était pas seulement la Sainte-Vierge qu’on célébrait, mais aussi Neptune (ou plutôt Pontus, pour les intimes et les latinistes du dimanche). Avec des coefficients de marée, l’eau a décidé de faire sa propre assomption.

Du côté de la Pointe d’Agon, en face du havre de Regnéville, le spectacle était tout simplement hypnotique. Une lumière matinale à couper le souffle, idéale pour révéler le talent des marins d'un jour et des badauds de toujours. Bateaux sautillants, promeneurs émerveillés, sourires de sortie; tout le monde s'en est donné à cœur joie. On en aurait presque oublié de chanter des cantiques pour privilégier un vibrant hommage à la mer.

Après-midi: "Ave Campana" à Villedieu.
Cap ensuite sur Villedieu-les-Poêles. Changement d'ambiance ! L'après-midi s'annonçait « sourdain », une belle formule pour dire que le ciel bouillonnait doucement mais heureusement pas complètement sourdingue.
À la célèbre fonderie de cloches, quelques tintements à l'horizon mais le son était de bronze.
Mais qu'importe; la capitale normande des métiers d'art sait recevoir même en mode sourdine. C’est un pur bonheur de se perdre dans ses ruelles étroites, de s'engouffrer dans ses cours cachées et de saluer les artisans. Cette petite cité de caractère porte bien son nom, chaque coin de rue cache une pépite architecturale ou une belle rencontre humaine.

Fin de journée : Le miracle sans éponge:
Impossible de clore ce 15 août sans pousser la porte de l'église locale. La tradition, c'est la tradition ! Soyons honnêtes : je suis arrivé les mains dans les poches, non j'avais tout de même l'appareil photo en guise d'offrande.
Pas le moindre seau d’eau ni la moindre éponge à l’horizon pour laver Maria. Quant à entonner un Ave Maria à plein poumon, mon sens aigu de la charité auditive m'a poussé à m'abstenir.
En revanche, mon appareil photo a fait son propre travail de sainteté. Malgré une obscurité digne d'une crypte médiévale, l’objectif a réussi à capturer la beauté sombre et majestueuse du lieu avec quelques clichés frôlant le miracle dominical.

Une journée parfaite entre terre, mer et cloches .


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Villedieu Intercom

LE👏 SOLEIL👏 AVAIT👏 RENDEZ-VOUS👏 AVEC👏 LA👏 LUNEVous connaissez tous la fameuse chanson de Charles Trenet : Le Soleil a re...
12/08/2026

LE👏 SOLEIL👏 AVAIT👏 RENDEZ-VOUS👏 AVEC👏 LA👏 LUNE
Vous connaissez tous la fameuse chanson de Charles Trenet : Le Soleil a rendez-vous avec la Lune. Eh bien, laisse-moi vous faire un compte-rendu exclusif de ce rencard cosmique, on a été très loin du dîner aux chandelles de trois heures avec violons et poésie.
C’était plutôt l'équivalent céleste d'un speed-dating. Ça a été d'une rapidité déconcertante par rapport à 1999 ou elle était totale !
Une petite bise en coup de vent, une grosse tape amicale sur les cratères de madame, et hop ! "Merci, bonsoir, on s'appelle, je dois repasser de l'autre côté de la Terre j'ai piscine".
Circulez, y a plus rien à voir dans la galaxie.

Au moment précis où les astres s'alignaient, mon filtre solaire a décidé de mener sa propre vie et a bougé. Résultat des courses ? La toute première photo de ma série, ressemble à s'y méprendre à une grosse patate lumineuse et floue. On dirait littéralement une tache de gras laissée par un kebab sur une vitre.

Niveau armement, j'étais parti la fleur au fusil avec mon fidèle 300mm. Autant vous dire que face à l'immensité de l'univers, on se sent un peu comme si on essayait de chasser le mammouth avec un cure-dent.

Et puis, parlons de la température ! Même avec mon filtre, j'ai bien senti que mon boîtier vivait un moment difficile. À un instant précis, le truc chauffait tellement que je me suis demandé si photographier une éclipse n'était pas la nouvelle méthode homologuée pour transformer un appareil photo en appareil à raclette.

Bref, l'événement astronomique de la décennie est derrière nous. Malgré mes péripéties, j'espère vraiment, du fond du cœur, pouvoir assister à la prochaine éclipse totale.
Bon, on ne va pas se mentir, vu les calendriers astronomiques, d'ici là, je serai probablement centenaire. J'imagine déjà le tableau : je serai sur mon déambulateur à roulettes, et mon visage sera approximativement aussi ridé et cratérisé que la surface de notre chère Lune. Et je serai surement déjà éclipsé de la Terre.

La balade est assez sympathique entre terre et mer, géologie et cadre de vie et prévention maritime.
12/08/2026

La balade est assez sympathique entre terre et mer, géologie et cadre de vie et prévention maritime.

ÉCHAPPÉE💙PHOTOGRAPHIQUE💙À💙BARFLEUR-GATTEVILLE  On pourrait l’appeler le bout du monde mais en réalité, c’est juste le bo...
09/08/2026

ÉCHAPPÉE💙PHOTOGRAPHIQUE💙À💙BARFLEUR-GATTEVILLE

On pourrait l’appeler le bout du monde mais en réalité, c’est juste le bout le plus à l’est de la presqu’île du Cotentin, ce qui est déjà pas mal pour se sentir aventurier.
Ce petit port adorable a tout d’un spot de carte postale, surtout quand la mer décide de remplir le port, comme pour dire : « Voilà, là je suis photogénique. »

En se faufilant dans les petites rues autour du port, on découvre un autre Barfleur, avec ses façades parfois colorées qui semblent sourire aux passant et qui, nous ramènent droit vers l’église.

Cette coquette église du XVIIe siècle a remplacé un vieil édifice roman du XIIe. Après une pause dans les travaux en 1695 (probablement pour cause de financement manquant), elle fut finalement achevée en 1844 grâce à la fortune personnelle du curé de l’époque, un curé visiblement plus riche que certains seigneurs. À l’intérieur, sur la tribune, un orgue qui a fait son tour de gloire à l’Exposition universelle de Paris en 1889, au Grand Palais, repartant avec une médaille d’or comme un champion olympique. Innovation pour l’époque : il pouvait être joué depuis une console séparée grâce à une transmission électro-pneumatique. La console, telle un chef d’orchestre invisible, commandait deux buffets séparés : celui de gauche venant de Vals-les-Bains (Ardèche), celui de droite qui sera installé à Barfleur.

En continuant autour du port, impossible de ne pas remarquer la bonne humeur des marins s’entraînant sur de vieux gréements, prêts à en découdre lors de futures régates avec plus de cordages qu’il n’en faut pour s'emballer les pinceaux.

Au nord, le phare de Gatteville se dresse fièrement, deuxième plus haut d’Europe après celui de l’Île Vierge en Bretagne. J’ai préféré lui tirer le portrait d’en bas (365 marches, ce n’était pas le jour pour tester mes mollets).

Sur le chemin du retour, ma curiosité m’a mené à l’église de Gatteville-le-Phare. L’église Saint-Pierre, qui date au moins du XIe siècle, arbore un clocher roman en moellons de granit liés au mortier de chaux un vestige rare et surmemnt un des plus vieux clocher du Cotentin. Dès 1181, elle était liée à l’abbaye Notre-Dame du Vœu de Cherbourg. Au XVIIIe siècle, on a décidé que le clocher était trop petit et on l’a surélevé en lui ajoutant une tour massive en granit. À l’intérieur, un mobilier remarquable, dont une Vierge du XVIe siècle à l’Enfant de l'école flamande, trône fièrement et semble surveiller les fidèles avec un petit sourire en coin.

Cotentin Unique

🏴‍☠️🧡GRANVILLE💛VUE💚DE💙LA💜VILLE🧡HAUTE.Si vous pensiez que la Normandie était plate comme une crêpe, c'est que vous n'avez...
09/08/2026

🏴‍☠️🧡GRANVILLE💛VUE💚DE💙LA💜VILLE🧡HAUTE.

Si vous pensiez que la Normandie était plate comme une crêpe, c'est que vous n'avez jamais posé un orteil à Granville.

Quand la mer monte ici, on ne se contente pas de la regarder vaguement depuis la plage en mangeant une glace qui fond.
On l'admire depuis la Haute Ville, ce fameux quartier corsaire perché sur son Roc. Et laissez-moi vous dire que ce quartier a tous les charmes en trois dimensions, surtout pour vos cuisses.

☕ Une fois que vous avez vaincu l'ascension et que vous surplombez ce port de pêche, dont la réputation n'est plus à faire, même les mouettes vous le diront avec arrogance depuis les remparts, vous arrivez au cœur du réacteur.
Rendez-vous à l'intersection de la rue Notre-Dame et de la rue Cambernon. C'est ici que le poumon de la ville bat son plein. C'est un fascinant mélange.
Des cafés ultra-branchés où l'on soupçonne les descendants de pirates de siroter des Matcha Lattes au lait d'avoine en préparant leur prochain abordage de touristes.

🪂 En longeant le littoral nord, les falaises de schiste vous balancent en plein visage un panorama sauvage et spectaculaire, avec une vue imprenable sur les îles Chausey.
Mais attention, ne regardez pas que l'horizon, levez aussi les yeux ! Le cap est envahi par les Icares locaux. Des parapentistes planent au-dessus de vos têtes avec la grâce de goélands sous stéroïdes. Granville est clairement en train de devenir LE spot local de la discipline. Honnêtement, quand on est là-haut à profiter de la vue, on ne regrette rien.

🔭 Tout au bout du cap, c'est le grand spectacle : le Roc, son phare majestueux et son CROS militaire. Depuis ce point stratégique, on a une vue directe sur les cousins bretons d'en face. L'histoire ne dit pas si les militaires utilisent leurs radars pour surveiller la cuisson des galettes saucisses à Cancale, mais on est en droit de se poser la question.

Sur le flanc sud, le tableau est tout aussi animé. J'ai pu observer la fameuse bisquine (ce bateau traditionnel qui a plus de voiles que moi de chemises dans mon placard) rentrer au port. À son bord, un flot ininterrompu de moussaillons en herbe, probablement ravis de leur balade et priant secrètement pour retrouver la terre ferme.

👻 C'est là que les choses ont pris une tournure étrange. Face à la mer, j'ai croisé Georges-René Pléville le Pelley. Le fameux "corsaire à la jambe de bois", né à Granville en 1726, devenu Amiral et Ministre de la Marine sous le Directoire.
Toujours est-il que j'ai tout de même dû esquiver un coup d'épée ! Il a dû prendre mon appareil photo pour un pistolet.

📸En retournant flâner dans la Haute Ville, un détail vous frappe : ce n'est guère plat. C'est même l'antithèse du plat. Si cela met votre cardio à rude épreuve, ça offre en revanche des perspectives photographiques absolument dingues.
D'autant que les Granvillais ont une passion dévorante : la décoration de façade. Filets de pêche, fleurs grimpantes, coquillages. Cela donne à la rue un charme inouï et totalement assumé.

Finalement, en regardant vers l'est du Roc, j'ai pris le temps d'admirer le Plat Gousset et la ville basse qui s'étendaient à mes pieds. Mais après ces émotions, cette grimpette j'ai décidé de faire comme les parapentistes locaux... Il était temps pour moi de redécoller, direction le plancher des vaches et le calme absolu de Coutances !

Destination Granville Terre et Mer

L'ESPACE💜SAINT💜NICOLAS💜DE💜COUTANCESLES💜DÉTAILS👀 Je suis un peu tête en l'air. Ou plutôt, c'est mon objectif qui a une fâ...
06/08/2026

L'ESPACE💜SAINT💜NICOLAS💜DE💜COUTANCES
LES💜DÉTAILS

👀 Je suis un peu tête en l'air. Ou plutôt, c'est mon objectif qui a une fâcheuse tendance à regarder vers le plafond !
Et pour cause les murs de l'Espace Saint-Nicolas abritent des trésors éphémères, le bâtiment en lui-même est une exposition permanente qui vaut le détour (et un bon torticolis).

⛪ L'Espace Saint-Nicolas : Un chantier qui a pris son temps
Avant d'être cet écrin culturel génial, Saint-Nicolas était une église avec une histoire pour le moins mouvementée.
Pour vous faire un petit historique simplifié :

Les fondations et le début : On commence dans la joie et la bonne humeur avec du bon vieux gothique classique. C'est solide, c'est élancé, on aime.
Le temps qui passe , il y a les guerres susscéssives et la construction est tellement longue et laborieuse qu'on finit par glisser tranquillement vers le gothique tardif. Un peu comme quand vous commencez des travaux de peinture chez vous en janvier et que vous finissez en décembre avec une autre couleur.
Le résultat ? Un joyeux melting-pot architectural qui fait tout le charme du lieu.

🦇Si, comme mon appareil photo, vous décidez de lever le nez, vous allez tomber sur une collection de détails absolument sympathiques.
Les Culs-de-lampe : Alors, on se calme tout de suite ! Je vous rassure, ce n'est pas un luminaire qui éclaire avec son postérieur. C'est simplement une appellation architecturale (un peu familière, on vous l'accorde) pour décrire sommairement une console ou un corbeau décoré qui soutient une retombée de voûte ou de nervure. À Saint-Nicolas, ils sont d'ailleurs plutôt sérieux, affichant pour la plupart un caractère très angélique. Des culs-de-lampe sages comme des images, en somme.

Les Clefs de voûtes pendantes, là encore, pas de panique. Même si on dit qu'elles sont "pendantes", je vous rassure : elles n'ont pas la corde au cou ! Ce sont ces magnifiques blocs de pierre sculptés qui descendent du plafond comme des stalactites gothiques, défiant la gravité pour notre plus grand plaisir visuel.

Les Grotesques dans le déambulatoire, c'est le bestiaire qui prend le relais. Vous y croiserez des figures grotesques et tout un tas d'autres créatures fantastiques qui semblent vous observer depuis les hauteurs.

Et sur la terre ferme de l'édifice jusqu'à la fin août il y a toujours:
L'expo du collectif "Les Regardeuses
"Que reste-t-il de nos racines ?",
Cette exposition est conçue comme un véritable espace de dialogue interculturel. Elle explore les liens profonds qui nous rattachent à nos origines, en mettant particulièrement l'accent sur :La mémoire et la transmission. Le rôle central des femmes en tant que gardiennes des récits familiaux et culturels. Les racines invisibles que chacun porte en soi.
🎨 Les deux artistes à l'honneur.
L'exposition fait se croiser les regards de deux femmes talentueuses aux parcours géographiques et artistiques très différents :Isabelle Eshraghi : Photographe franco-iranienne. À travers son objectif, elle apporte une perspective intime et puissante sur la culture iranienne et l'identité. Élisabeth Blanchet Burgot : Photographe et journaliste normande. Elle fait résonner son héritage local en miroir avec les œuvres d'Isabelle, créant un pont visuel et émotionnel entre la Normandie et l'Iran.

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