26/08/2026
La photo d’intérieur classique, tout le monde la connaît.
Un grand angle.
Une pièce vide, parfaitement rangée.
Une symétrie impeccable, pensée pour rassurer.
Ce n’est pas ce que je cherche à faire.
Je préfère glisser mon objectif derrière un dossier de chaise, entre deux verres à vin, sous une arche de pierre ou dans l’ombre d’un canapé.
Créer l’impression que vous êtes déjà dans la pièce, en train de la découvrir, plutôt que de la regarder depuis la porte.
Un mur d’alvéoles en bois qui se dévoile progressivement.
Une banquette qui serpente jusqu’à se perdre dans la lumière.
Une statue qui semble veiller sur la salle, entre deux poutres anciennes.
Un portrait qui capte le regard, presque par surprise, au détour d’un canapé.
Ces détails-là, une photographie classique ne les montre pas.
Elle les aplatit.
Un lieu ne se résume pas à ses quatre murs.
Il se raconte à travers ce que l’on choisit de montrer.
Et surtout, ce que l’on choisit de laisser deviner.