25/08/2026
Il y a des paysages que l’on regarde simplement… et puis il y a ceux que l’on ressent.
Cette photo, je la regarde un peu comme je me regarde moi-même.
Un ciel lourd, sombre, presque tourmenté, mais traversé par cette lumière orangée qui refuse de disparaître. Des montagnes silencieuses, immobiles, qui semblent porter le poids du monde sans jamais se plaindre. Et cette eau, calme en apparence, qui pourtant garde en elle tous les reflets du ciel.
C’est peut-être ça, ma façon de voir les choses.
Je suis hypersensible. Je ressens parfois trop fort, trop profondément. Les mots, les silences, les regards, les absences… des choses qui paraissent insignifiantes pour certains peuvent laisser en moi une empreinte immense. J’ai souvent cette impression de voir ce que les autres ne voient pas, de ressentir ce qu’ils ne ressentent pas.
Et cette sensibilité, je l’ai longtemps considérée comme une fragilité.
Pourtant, derrière cette fragilité se cache aussi une force.
Une force que peu de personnes voient, parce qu’elle ne fait pas de bruit. Je tombe, je doute, je me questionne, je me bats avec mes propres tempêtes… mais malgré tout, je continue d’avancer.
Comme cette lumière derrière les nuages.
Même lorsque tout semble sombre, il reste toujours quelque chose qui résiste. Une petite lueur. Un espoir. Une envie de croire encore au beau, même après avoir connu le moins beau.
Peut-être que ma force vient justement de cette sensibilité que certains pourraient prendre pour une faiblesse.
Parce que ressentir profondément, c’est aussi être capable de voir la beauté là où d’autres ne regardent même plus.
Alors je continue de regarder le monde à ma manière.
Avec mes blessures, mes doutes, mes silences, mon hypersensibilité… mais aussi avec cette force invisible que personne ne voit vraiment.
Et quelque part, entre l’ombre des montagnes et la lumière du ciel, je me reconnais.
Fragile, peut-être.
Mais toujours debout.