03/08/2026
Il y a des séances qui commencent comme toutes les autres.
Une famille de trois, un bébé de quelques mois, une plage presque vide et cette lumière dorée qui fait ralentir le temps.
On marche, on joue, on se serre fort. On rit en tombant dans le sable. On couvre ce tout petit de baisers, on le fait voler dans les airs jusqu'à entendre ses éclats de rire se mêler au bruit des vagues.
Entre deux photos, quelques mots s'échappent en portugais. Je n'en comprends pas le sens, mais je comprends l'essentiel. Ils ont leur petit code, leur façon bien à eux de se retrouver du regard, de savoir quand se rapprocher, quand s'oublier complètement devant l'objectif.
Et finalement, je me rends compte que je n'ai pas besoin de parler leur langue.
Parce que l'amour possède la sienne.
Alors je les laisse vivre ce moment. Je les observe de loin, tous les trois, assis face à l'océan. Le soleil disparaît lentement derrière l'horizon. Leur bébé contemple ce spectacle entre les bras de ses parents. Tout semble parfaitement à sa place.
Puis le temps s'arrête.
Un genou se pose dans le sable.
Une main cherche une autre.
Des larmes montent, les sourires deviennent immenses.
Et un simple mot vient écrire la plus belle des fins...
Oui.
Ce soir-là, je n'ai pas seulement photographié une famille au coucher du soleil.
J'ai eu le bonheur d'être le témoin du premier chapitre d'une nouvelle promesse
Au plaisir de vous photographier,
Apolline