20/08/2026
● Cet été est un pareil à un grand vide. Je me remplis de rien. Liquide, flou, entre un ancien qui se meurt et un futur incertain, je lâche les armes. La saison légère et joyeuse tant rêvée cet hiver, sous les litres d'eau de pluie quotidiens, n'est pas venue, ou pas vraiment. L'été était là, et puis le temps s'est suspendu dans une ambiance lourde, colérique, apathique. Feux destructeurs, purificateurs, dont l'écho lointain me bouscule en silence. L'eau n'est déjà plus et la végétation laisse supposer un automne bien avancé. Dans le jardin, j'ai laissé un récipient pour la faune de toutes tailles. Un oiseau y est passé l'autre jour ; je lisais à côté. Des livres pour voyager, pour reconnecter au goût de l'écriture, des livres pour se reposer. Il faut dire qu'un matin, j'ai vu des touristes sur la plage, en maillot de bain, allongés sur leur serviette, et j'ai pensé, "c'est comme ça qu'on fait, le repos, le temps long, les journées d'été". J'avais oublié. Et puis il y a les amis en vacances ici qui m'embarquent dans un rythme remplis de repas à rallonge, de discussions, de baignade et d'aventures. Sur la plage à 8h et à 18h, à bronzer tantôt d'un côté, tantôt de l'autre, je déconnecte. J'ai cumulé les portails de transition (festival et rituels, soins profonds) à l'heure où les pendules s'arrêtent, où la lumière s'éclipse, où le passé se consume. Dans cet entre-deux, je suis un corps au repos. Je ne sais plus rien ni quoi. Je suis - curieuse du présent à venir.
📸 Au coucher de soleil, un soir d'été, avec Hélène. Une expérience immersive que l'on s'offre comme un rituel, une célébration, des photos pour se reconnecter à soi et à l'océan, pour se voir autrement, pour se voir animal, corps, sauvage, en lien avec ce plus grand que soi, des photos pour dire toute la gratitude à vivre ici, dans le voisinage de cette masse liquide, vibrante, enveloppante.
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