Comique sans MS urbex

Comique sans MS urbex "Comme un dernier hommage aux lieux oubliés".

Bonjour a tou.te.s, me revoici avec ce que je pourrais qualifier de légende de l’urbex, une villa si magnifique que j’ai...
02/07/2026

Bonjour a tou.te.s, me revoici avec ce que je pourrais qualifier de légende de l’urbex, une villa si magnifique que j’ai choisi de m’y rendre plusieurs fois. Ce lieu somptueux était en effet, suite a la découverte de sa localisation, ce qui m’a poussé a choisir pour mon premier road trip urbex a l’étranger, l’Italie. Je m’y suis donc rendu une première fois en mars 2022, avant de décider d’y repasser sur un coup de tete en juillet 2023… Ce qui s’est avéré être une mauvaise idée, mais nous y reviendrons plus t**d.

Retournons dans le passé et penchons nous sur l’histoire de ce lieu. Cette élégante bâtisse, probablement parmi les plus impressionnantes qu’il m’ait été donné de voir encore aujourd’hui, fut érigée sur le site d’un ancien château Piémontais, elle est le résultat de deux rénovations consécutives de celui-ci. Tout d’abord occupée par un ministre de la cour de Savoie, au cours du 18e siècle, celle-ci prend sa forme actuelle lors de la seconde moitié des années 1700. De cette rénovation date certainement la superbe salle principale, au plafond arrondi. Elle fut le théâtre de nombreux événements, ses jardins d’abord italiens, puis anglais virent s’y dérouler une régate, vous laissant imaginer la taille de la propriété.

C’est à la seconde guerre mondiale que le monument est racheté par un comte. Il lui fera bénéficier d’importantes renovations, avant que celle-ci soit vendue à une société Suisse, a l’aube des années 1960. Depuis, la bâtisse périclite, les jardins ont disparu, l’ensemble est laissé pour compte… En proie aux voleurs de cuivre, vandales et gamins du coin.

Gamins du coin qui me valurent la désagréable expérience lors de mon second passage d’être cueilli a la sortie par deux policiers, et un gardien accompagné de son berger malinois, très mécontents de me voir là, et alertés par le bruit des enfants qui semblaient jouer au football avec des morceaux de ferraille, au regard du vacarme qu’ils faisaient (qui m’a d’ailleurs poussé a mettre les voiles). Je me serais bien dispensé de ce moment !

🏰 Villa a l’abandon (XVIIIe) , Italie, 2025.
📸 Canon Eos 6D mark 2 + Sigma 14-24mm F/2.8 DG HSM.

Bonsoir a tou.te.s, nous nous arrêtons ce soir a nouveau sur l’Italie, le pays de toutes les merveilles en termes d’expl...
20/06/2026

Bonsoir a tou.te.s, nous nous arrêtons ce soir a nouveau sur l’Italie, le pays de toutes les merveilles en termes d’exploration urbaine (mais également de cuisine, de diversité de paysage, et logiquement, de richesses architecturales, berceau de nombreux courants architecturaux).

Explorée lors de mon tout premier road trip au sein de la botte, cette villa faisait évidemment partie de celles qui m’enthousiasmaient le plus parmi les adresses mappées a ce moment là. Mais, étant deja a l’epoque particulièrement populaire, j’avais peur que son exploration me reserve quelques surprises, les vandales italiens ayant deja incendié une autre superbe villa dans la périphérie de Turin quelques jours avant mon départ…

Cette villa en brique rouge, fut construite a la fin des années 1700 par et pour un marquis et celle-ci resta dans la famille jusqu’au debut du XIXe siècle, avant d’etre vendue a une autre riche famille, dont l’un des membres, Federico, sera plus t**d cardinal et le secrétaire particulier de l’un des papes. D’une surface de plus de 2000m2 et repartie sur 4 étages, son parc arboré immense placé en haut d’une butte domine la plaine du Piémont, offrant a celle-ci une vue a couper le souffle.

Le clou du spectacle est son époustouflante loggia centrale aux douces couleurs bleues vert, a l’origine de son nom urbex, « la villa Mint », aux decors faits d’un melange subtil d’elements typiques baroques et renaissance, et donnant sur une veranda de chaque coté de son balcon, lui apportant une luminosité enchanteresse, surtout en cette fin de journée ensoleillée du mois de mars, lorsque le soleil y apporte sa douce chaleur.

Malgré quelques tags, l’ensemble restait en bon état général, les malandrins ayant au moins épargné cette piece, peut être par respect pour son grand intérêt architectural. Par chance, la villa est apparemment aujourd’hui reprise et en cours de renovation, j’aurais donc pu vous en donner le nom officiel, mais la prudence reste de mise avec ce genre de joyaux, trop nombreux a finir en tas de cendres…

🏰 Villa a l’abandon (XVIIIe) , Italie, 2022.
📸 Canon Eos 2000D + Canon 10-18mm F/4.5-5.6 STM.

Aujourd’hui, fin de cette série consacrée a une sélection de lieux de culte en europe de l’est, avec cette jolie église ...
13/05/2026

Aujourd’hui, fin de cette série consacrée a une sélection de lieux de culte en europe de l’est, avec cette jolie église située en République tchèque.

Puisant ses origines dès le 13e siècle, ce lieu de culte a été profondément remanié au fil des époques. D’abord romano-gothique, c’est sous un aspect baroque qu’il se présente aujourd’hui (notamment le retable que l’on aperçoit au fond).

Dans cette région de République tchèque, l’histoire a profondément façonné les frontières… Jusqu’au milieu du XXᵉ siècle, une grande partie de ces territoires appartenait au Sudetenland, région majoritairement germanophone intégrée à la Tchécoslovaquie après la Première Guerre mondiale. Sous influences tchèques, allemandes puis austro-hongroises au fil des siècles, les identités culturelles et religieuses s’y sont longtemps entremêlées.

Cette église en est un témoignage direct, là où catholicisme et influences protestantes se sont longtemps côtoyés au gré des changements politiques et territoriaux. Pendant des générations, elle accompagna la vie d’une population rurale attachée aux traditions chrétiennes d’Europe centrale. Comme dans beaucoup de villages des Sudètes, la foi occupait ici une place importante dans le quotidien.

Mais après la Seconde Guerre mondiale, tout bascule. Suite à l’annexion des Sudètes par l’Allemagne n*zie à la fin des années 1930, puis la défaite allemande, les populations germanophones sont massivement expulsées de Tchécoslovaquie. Des milliers de villages se retrouvent brutalement désertés. Certaines communes disparaissent progressivement, et avec elles leurs infrastructures.

Puis viennent les décennies de régime communiste, durant lesquelles la pratique religieuse décline fortement dans le pays. Beaucoup de bâtiments religieux perdent alors leur fonction, faute de moyens d’entretien. Selon mes sources, celle-ci n’est plus utilisée depuis… 1945 environ !

Cependant, son état de conservation demeure exceptionnel !

⛪ Église (12e au 18e siècle), République tchèque, 2025.
📸 Canon Eos 6D mark 2 + Sigma 14-24mm F/2.8 DG HSM.

Suite de cette série consacrée aux lieux de culte abandonnés en Europe de l’Est.Après une première étape marquée par l’e...
30/04/2026

Suite de cette série consacrée aux lieux de culte abandonnés en Europe de l’Est.

Après une première étape marquée par l’essor industriel et ses conséquences, ce lieu raconte une autre forme de rupture. En effet, ans une région pourtant historiquement profondément catholique, de nombreuses églises témoignent de la présence passée de communautés protestantes, issues de la Réforme et longtemps implantées sous influence germanique, la pologne et la rep. tchèque ayant été longtemps des territoires divisés et envahis par leurs voisins. La foi, la culture, la population s’en sont retrouvés influencés, sous les divers empires, au gré des époques.

Contrairement aux églises catholiques, riches en ornements et en symboles, les lieux de culte évangéliques se distinguent par leur sobriété. Peu de décor, pas de culte des saints, mais une place centrale donnée à la parole et à la lecture de la Bible. Ici, l’espace était pensé pour rassembler, sans artifice, autour d’une foi plus directe.

Pendant des décennies, cette église a accompagné la vie d’une communauté bien présente. Puis l’histoire s’en mêle.
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les frontières bougent, les populations aussi. Les communautés protestantes disparaissent progressivement, laissant derrière elles des bâtiments sans fidèles.

Sur ces images, on s’aperçoit que la structure est particulièrement abîmée, la toiture s’écroulant a l’intérieur du bâtiment. Cependant, l’orgue et les bancs sont, encore une fois, restés a l’intérieur. Comme si le lieu avait été quitté sans que l’on ne soit parfaitement convaincu de son avenir. Et les années se sont succédées, le laissant en proie au temps.

Pourtant, quelque chose subsiste encore : une atmosphère particulière, faite de simplicité et de mémoire.

Après les lieux façonnés par l’industrie, ce sont aussi des lieux de foi qui témoignent ici d’un même phénomène : celui de territoires qui se transforment, et de ce qui en subsiste.

⛪ Église (fin XIXᵉ siècle), Pologne, 2024.
📸 Canon Eos 6D mark 2 + Sigma 14-24mm F/2.8 DG HSM.

Début d’une nouvelle série, cette fois consacrée aux lieux de culte abandonnés en Europe de l’est.À la fin du XIXᵉ siècl...
18/04/2026

Début d’une nouvelle série, cette fois consacrée aux lieux de culte abandonnés en Europe de l’est.

À la fin du XIXᵉ siècle, en pleine expansion industrielle, certaines régions d’Allemagne voient leur population exploser, poussant les territoires à développer de nouvelles infrastructures a destination des habitants. Dans cette commune nouvellement portée par l’exploitation minière (du cuivre et non du charbon) et la métallurgie, une nouvelle église est alors construite pour accompagner cette croissance démographique et sorte de « ruée vers le cuivre », au coeur du quartier ouvrier récemment érigé.

Édifiée autour des années 1890 dans un style néogothique, elle devient rapidement un point central du quartier. Pendant des décennies, elle rythme la vie locale : offices, rassemblements, moments de vie au cœur d’une communauté ouvrière en plein essor.

Mais comme souvent, tout est lié.

Au cours de la seconde moitié du XXᵉ siècle, avec la chute de la RDA, la population diminue. Les industries devenant moins rentables, conduisant a un déclin industriel progressif de la région : le chômage explose. L’église perd donc peu à peu sa fonction, faute de fidèles. La paroisse finit par disparaître dans les années 1990, laissant le bâtiment sans véritable usage.

L’humidité s’installe, les matériaux se dégradent, et le lieu tombe lentement dans l’oubli. Une démolition est même envisagée au début des années 2000… Sans jamais être réalisée (pour mon plus grand bonheur).

Aujourd’hui, l’église est particulièrement abîmée : la toiture craquée en plusieurs endroits, et des arbres poussent sur celle-ci. Mais étonnamment, l’autel, les bancs, la chaire, la vieille chaudière sont encore présents : un vrai saut dans le passé. Un lieu silencieux, presque hors du temps, où l’on devine encore la vie qui l’animait autrefois.

Comme beaucoup d’autres, cette église raconte une histoire plus large : celle de territoires façonnés par l’industrie… puis progressivement abandonnés.

⛪ Église (fin XIXᵉ siècle), Allemagne, 2024.
📸 Canon Eos 6D mark 2 + Sigma 14-24mm F/2.8 DG HSM.

Adresse

Amiens
80000

Heures d'ouverture

Lundi 09:00 - 19:00
Mardi 09:00 - 17:00
Jeudi 09:00 - 19:00

Téléphone

+33682181976

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Comique sans MS urbex publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L'entreprise

Envoyer un message à Comique sans MS urbex:

Raccourcis

Partager