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Détente
19/08/2026

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C'est quelque part à Mechtras, où exactement ?
19/08/2026

C'est quelque part à Mechtras, où exactement ?

19/08/2026
Grâce à leur grande influence durant la révolution de libération, les Algériennes ne se sont pas contentées de cuisiner,...
19/08/2026

Grâce à leur grande influence durant la révolution de libération, les Algériennes ne se sont pas contentées de cuisiner, de coudre et d'élever des enfants, mais ont également pris les armes aux côtés de leurs frères, les hommes.

Taârkoubt photos archives. Agouni Ath Waali.
19/08/2026

Taârkoubt photos archives.

Agouni Ath Waali.

Par Ould Ali Dada.En 1839, l'Emir Abd El-kader visita une seconde fois la Kabylie accompagné de cent cavaliers. Ben Sale...
18/08/2026

Par Ould Ali Dada.

En 1839, l'Emir Abd El-kader visita une seconde fois la Kabylie accompagné de cent cavaliers. Ben Salem le rejoignit à Bordj Hamza où il campait, le conduisit dans sa famille à Bel Karoube et lui offrit l’hospitalité .C’est à l’occasion de cette deuxième visite que I’Emir, accompagné par son Khalifa, parcouru de long en large toute la Kabylie, se rendant à l’Est jusqu’à Béjaïa, et à l’Ouest, à Thenia, non loin d’Alger déjà occupée depuis le 5 juillet 1830. De Bel Karoube, Ben Salem accompagna Abdelkader à Bordj Boghni et à Sidi Ali Moussa. Tous les habitants surent bientôt que l’Emir Abdelkader, ce jeune qui a tenu tête à une des plus grande puissance militaire de l'époque était chez eux. La présence d’un tel homme dans leurs montagnes fit une vive sensation, et les Maâtka, les Guechtoula, les Béni Zemenzar, les Beni Abd El Moumen, les Beni Aïssi, et les Flissa vinrent le visiter ,la tente de l’Emir était pressée par les Zouaoua qui le regardaient avec des yeux éton-nés ; aucun d’eux toutefois n’osait y pénétrer ; en relevaient les bords pour voir sans être vus .
De Sidi Ali Moussa, l’Emir se rendit à Bordj Tizi Ouzou chez les Amraoua où il passa la nuit. Il partit ensuite pour Dellys, accompagné par Sid Abd er Rahman, lieutenant et parent de Ben Salem.

À Dellys, Abdelkader aurait fait remarquer à son compagnon que la place ne présentait aucune sécurité contre une éventuelle invasion des troupes d’occupation. Daumas rapporte l’anecdote suivante d’une conversation entre l’Emir et Sid Abd er Rahman : « Comment pouvez-vous vous résoudre à habiter une ville du littoral ? Quant à moi, je n’y passerais pas une nuit sans me faire bien garder de crainte d’être surpris par les chrétiens. » Sid-Abder-Rahman répondit qu’il y restait sans inquiétude, parce que, aux dires des gens du pays, deux marabouts, Sidi Soussan et Sidi Abdelkader, protégeaient la ville contre les attaques des infidèles, l’un du côté de la terre, l’autre du côté de la mer. Etiez-vous présent, demanda l’Emir à Sid-Abd-er-Rahman, lorsque ces marabouts firent les promesses sur la foi desquelles vous dormez ? Non. Eh bien, négligez ces propos populaires, puisque rien ne peut s’opposer à la volonté divine. Prenez donc vos précautions. Nous ne devons avoir aucune confiance. La paix ne peut durer. L’Emir aurait ajouté : « Envoyez vos bagages à la montagne, et ne laissez ici que votre famille et votre cheval. ». Après son séjour à Dellys, Abdelkader alla visiter le marabout de Bou Berrak, situé dans le pays des Ouled-Si-Omar-el-Cherif ; il y déjeuna et alla passer la nuit à Haouch-el-Nahal, chez les Issers. Les chefs de ces tribus vinrent l’y trouver ; il les engagea à transporter tous leurs effets sur les points culminants, et surtout à ne pas laisser leurs grains dans la plaine, mais à les enfouir dans des silos sauvages. Il donna les mêmes conseils à toutes les tribus qui campaient dans les vallées. « Ne croyez pas, leur disait-il, à la continuation de la paix ; bientôt elle sera rompue. »
Lors de sa visite aux Issers, l’Emir se rendit au marabout de Bou-Mendass (Boumerdès ?), auprès d’EI-Djebil. C’était un pic élevé d’où il pouvait découvrir Alger. Il se fit donner sa longue vue et sonda la ville avec soin, s’informant de tous les points et recueillant des observations minutieuses sur le pays qui s’offrait à ses yeux .

L’Emir continuant son périple, se rendit chez les Béni Aïcha, fraction des Khechna. Il y fut bien reçu et force coups de fusils furent tirés en signe de réjouissance. Comme on pensait qu’il y passerait la nuit, on lui prépara la diffa (repas des invités de marque) mais à la tombée du jour il partit, et alla coucher à Bou-el-Ferad. Le lendemain, on le vit de bonne heure à Tamdiret chez les Flissa où se trouvait le camp de Ben Salem . Apres son séjour chez les Flissa où il aurait passé deux jours et deux nuits, il se rendit à Sidi Naâmane, chez les Amraoua. Les gens de l’Oued Neça (Oued Sebaou ?) vinrent lui offrir des présents considérables qui consistaient en figues, huile, cire et savon. Il manifesta ensuite l’intention de se rendre chez les Zouaoua et de pousser ensuite jusque sur les hauteurs de Béjaïa .
Les chefs des Amraoua et des Flissa l’accompagnèrent à Tamda, près de Ras Oued-el-Neça. De là, il se rendit à Akbou, puis chez les Sidi-Yahya-bou-Hatem, au-dessus des Beni-Ourghlis, ensuite chez les Toudja, de là chez les Tamzalet, patrie de la famille des Ouled-ou-Rabah ; il se rendit ensuite chez les Beni-bou-Messaoud, enfin chez les Sidi Mohammed-ou-Maâmeur, sur la Soummam, en face de Béjaïa .

Pendant toute la durée de sa visite, l’Emir fut l’objet d’un accueil exceptionnel, fidèle en cela aux coutumes et traditions des peuples de la région. Daumas en donne encore le témoignage suivant : Pendant tout le trajet, Abdelkader fut bien traité ; plus d’une fois il eut à subir une très importune quoique très généreuse hospitalité. À peine arrivé au gîte, de nombreux Kabyles, tête nue et le bâton à la main, venaient lui présenter la diffa de leur pays, énormes plats en terre (djefena) remplis de couscous et parsemés de quelques morceaux de viande sèche et prièrent leur hôte de manger dans leur djefena ; pour ne pas faire de jaloux, Abdelkader fut ainsi forcé de toucher aux plats sans nombre dont il était entouré .

Après sa visite aux tribus de la Soummam, sur le chemin du retour, Abdelkader se rendit à Khelil-ou-Iguefes et dut coucher chez les Beni-Brahim. La, Ben Salem le quitta après avoir reçu ses instructions et s’en retourna chez lui avec le chef des Flissa, El Hadj Ben Zamoum. L’Emir arriva à Bordj el Bouira, en passant derrière les monts Djurdjura. Il parcourut en longueur et en largeur la plaine de Hamza, et disparut bientôt en s’enfonçant dans le Gharb .
L’empreinte laissée par l’Emir dans l’esprit des populations de la région durant sa visite ne s’estompa qu’au fil des générations. A la qualité de l’accueil qui lui fut réservé, la dimension humaine, religieuse et militaire de son auguste personne fut reconnue de tous, comme en témoignent des écrits sur cette période héroïque de la résistance nationale. Son autorité fut obéie par l’ensemble des tribus durant ses années de lutte et jusqu’à sa reddition en 1847.

Tel fut l’accueil qu’Abdelkader, aux plus beaux jours de sa puissance, reçut dans les montagnes de Kabylie. Pendant ce court trajet, il avait su se faire apprécier des fiers et énergiques montagnards. La simplicité et la pureté de ses mœurs, son affabilité, sa piété, sa science, sa brillante réputation de guerrier, son éloquence de prédicateur, tout en lui saisissait. Aucun de ceux qui purent le voir et l’entendre n’échappèrent à cette influence.
Des poètes en firent le sujet de leurs chants .

Ould Ali Dada Zoubir.

Traditions KabylesLa femme KabyleLa tradition veut que le monde de la femme Kabyle soit le domaine domestique (Cuisine, ...
18/08/2026

Traditions Kabyles
La femme Kabyle
La tradition veut que le monde de la femme Kabyle soit le domaine domestique (Cuisine, taches ménagère, eau …), la récolte et l’élevage de bétail et la fonction maternelle. Cette dernière est très importante pour la femme Kabyle car autrefois en Kabylie la qualité d’une femme se chiffrait en nombres d’enfants, surtout de garçon et à la manière dont elle élevait ses enfants.L’idéal féminin dépendait donc en grande partie de la fécondité.

Dans la littérature Kabyle, on employait souvent des fruits et des animaux pour venter la beauté d’une femme. Ainsi, l’olive était associée à l’œil, la serre de l’aigle au nez, les pommes aux seins, la perdrix à la démarche…

Le mariage Kabyle possède ses propres traditions, différents des mariages d'autres régions d'Afrique du nord.

En tant de guerre, la femme Kabyle devient égale à l’homme. Elle a d’ailleurs beaucoup contribuée pendant la guerre de libération (1954-1962). Elle est omniprésente dans l’histoire de la Kabylie et de l’Algérie en général à travers des personnages féminins tels que Lala Fatma N’soumer ou encore La Kahina.

Dans la culture Kabyle, l’ogresse représente l’antifemme, un personnage sauvage, sans foi ni loi, qui n’a pas d’homme pour la contrôler et qui dévore ses enfants. Une vraie sorcière manipulatrice et sans scrupules.

La femme Kabyle est connue pour son fort caractère et sa non soumission, pareillement à l’homme Kabyle d’ailleurs. Aujourd’hui encore les femmes Kabyles luttent sans relâche contre le code de la famille Algérien qui est majoritairement inspiré de la Charia. On peut citer à titre d’exemple l’association Tharwa n’Fatma n’Soumer ou encore Tighri n tmettut (Cris de femmes)

Le mariage Kabyle

Le mariage a une grande importance dans la culture Kabyle, une famille qui possède un fils arrivé à l’age adulte aura comme souci principal de lui trouver une mariée.

Toute la famille a son mot à dire quand à la personne que le jeune adulte va épouser, car ce n’est pas seulement le mariage de deux personnes mais de deux familles qui se verraient plus ou moins agrandis et renforcés par ce mariage. La puissance d’une famille Kabyle dépend donc entre autre des mariages.
Dans certaines grandes familles, les stratégies de mariages sont très complexes et créent parfois beaucoup conflits internes

Le mariage le plus apprécié est le mariage endogame avec la fille du frère du père (Cousine paternelle) car il permettait à la jeune mariée de garder le même nom de famille et de garantir la stabilité du couple qui se connaît depuis l’enfance.

Aujourd'hui que les familles se sont dispersés dans les villes, les choses ont changés et les mariages internes sont de moins en moins courant. Néanmoins, les traditions et coutumes de la cérémonie de mariage reste souvent les mêmes.

Une foie que la mariée a été choisie, les hommes établissent les conditions du mariage et déterminent Taâmamt que la famille du marié devra verser à celle de la mariée.

Une foie que toutes les conditions ont étés posés et acceptés, le mariage Kabyle peut avoir lieu.On procède alors à la préparation du couscous qui sera roulé par les femmes des deux familles.
La cérémonie du henné est accompagné de quelques rites qui différent d’un village à l’autre comme casser un œuf sur le linteau de la porte ou encore l’eau que la belle mère offre à boire à la mariée.

Le jour du mariage, la famille du marié forment un cortège et vont chercher la mariée chez ses parents. Autrefois, la mariée était transportée à son nouveau domicile sur un âne ou un mulet, à condition que son village et celui de son mari soient proches.

Avant de sortir de chez elle, la nouvelle mariée est préparée avec soin, elle est habillée en tenue traditionnelle comportant Thaksiwt, Tabniqt et un foulard Kabyle sur le visage. Désormais, elle est devenue une femme Kabyle.

La Robe Kabyle

La robe Kabyle n’a pas toujours eu la forme qu’elle a aujourd’hui, autrefois, on parlait de Taqendurt.

L’ancienne robe Kabyle été faite de laine blanche tissée, une seule pièce ouverte par une fente sur la poitrine. Les anciennes robes Kabyles n’avaient pas de manches, mais étaient assez grandes pour recouvrir les bras. La robe Kabyle était accompagnée de ce qu’on appelait axellal, une sorte de manteau d’hiver qui protégeait la femme Kabyle du froid. Axellal n’était pas cousue, il était simplement accroché aux épaules et sur le devant par des fibules (Tabzimt). La ceinture était aussi présente, faite de laine et enroulé une dizaine de fois autour de la taille.

Au 20e siècle, le style vestimentaire de la femme Kabyle a connu beaucoup de changements, le tissu industriel de coton imprimé a remplacé la laine, la robe Kabyle est née.

Cousue à la machine à partir de plusieurs pièces à présent, elle peut comporter des manches courtes ou longues comme elle peut être sans manches, elle est fendu par devant et décoré comme sur le dos et le bas de la jupe avec des rubans qu’on appelle Zigga.

Une partie du corsage nommé iciwi sert de poches aux femmes kabyles qui s’en servent pour cacher leurs économies.

La jupe est recouverte d’une fouta (lfoudha), un tissu multicolore (souvent noir, rouge et jaune) noué au niveau de la taille.

Les femmes Kabyles portent leurs plus belles robes en soi pour celles qui en ont les moyens les jours de mariages Kabyles, signes de richesses accompagnés de bijoux Kabyles

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