15/08/2026
Initialement, quand j’ai pensé à aller en Espagne pour l’éclipse, je me disais que c’était sympa et certainement un truc à vivre mais en tout honnêtteté je ne m’attendais pas non plus à quelque chose de bouleversant finalement. Comment vous dire que je me suis bien trompé…
En fait, le constat que j’ai fait, et celui que j’étends volontiers à l’astornomie en général, c’est qu’il y a une différence abyssale entre les photos et le moment. Non que l’un doive exclure l’autre, au contraire, ils doivent ou peuvent cohabiter. J’aime les photos, j’aime le matériel, j’aime optimiser mes petits câbles mais par contre, cette quête technique a tendance à nous éloigner du contact avec le ciel. Il y a quelque chose que le moment présent, que nos sens captent qui dépasse l’entendement. Une combinaison d’émotions, de ressentis et de pensées qui ne peut être égalée par une photo. Et c’est vraiment ce que j’ai pensé lors de cette éclipse.
Le moment de totalité était absolument hors du compréhensible. C’était à la fois mystique (c’est un coup à se lancer dans le sacrifice pour si jamais, je vous comprends les aztèque), surnaturel et visuellement saisissant. Il y a aussi quelque chose de profondéement humain que j’ai ressenti. Une espèce de peur ou de doute de se dire, tiens c’est bizarre, il est ou le soleil d’un coup. Parce que oui, on peut se dire très exactement que le phénomène n’a finlament aucune difficulté à être expliqué, mais nos cerveaux héritié d’une longue évolution génétique mainteinne des câblages achaïques desquels nous dépendons encore et durant la totalité il y a eu un truc. Un sentiment que ce n’était pas normal. D’un coup, cette lumière qui s’éeint, le vent qui se lève, la température qui chute et là, planté dans le ciel, un trou noir.
Un trou noir, bien plus grand que ce que la perspective applatie des photos ne rende compte. Un trou noir entouré d’une couronne, flamoyante, à l’aspect de feu. Qui s’étend largement plus que ce que j’avais imaginé. Et être planté devant ce spectable, si bref mais si intense, laisse songeur. Chacun y verra le sens qu’il veut, mais tout de même, c’est extraordinaire.
J’en suis encore estomaqué.