Pierre Lahoud/photographie aérienne

Pierre Lahoud/photographie  aérienne Malgré les difficultés de la photographie aérienne , je sillonne le Québec en avion depuis plus

rien à dire
09/10/2026

rien à dire

VivreDébaptiser une île? Quelle sottise!Par Francis Higgins, Le Soleil8 septembre 2026 à 04h00 3 minutesUne vue aérienne...
09/08/2026

Vivre
Débaptiser une île? Quelle sottise!

Par Francis Higgins, Le Soleil
8 septembre 2026 à 04h00
3 minutes

Une vue aérienne de l’archipel de L’Isle-aux-Grues, dans l’estuaire du Saint-Laurent.
Sauriez-vous reconnaître ce chapelet d’îles du Saint-Laurent? (Pierre Lahoud)
VU DE LÀ-HAUT / Depuis un demi-siècle, «l’historien volant» Pierre Lahoud survole le Québec pour en immortaliser la beauté et l’histoire. Il partage gracieusement ses récits et ses photos prises du haut des airs avec les lecteurs des Coops de l’information.

3:10Écouter la version audio
Pour la chronique-entrevue d’aujourd’hui, on retourne au-dessus de l’archipel de L’Isle-aux-Grues, situé au milieu du fleuve Saint-Laurent, au large de Montmagny, dans la région de Chaudière-Appalaches. Ces photos aériennes ont été prises à la fin du mois de juin 2026.

«Ce que je trouve intéressant avec la manière dont on nomme les lieux au fil de notre histoire, c’est que la toponymie finit parfois par nous jouer des tours!» commence Pierre Lahoud.

«La troisième île sur la photo, si je compte bien, s’appelle l’île la Sottise. Or, son nom provient d’une surprenante mauvaise traduction de l’anglais.»

— Pierre Lahoud, historien
«En effet, son nom premier était South East Island [qui signifie île du Sud-Est], mais il s’est transformé au fil des années jusqu’à devenir Sottise, sans doute par des gens qui ne maîtrisaient pas bien l’anglais. À voix haute, on comprend que les sonorités se ressemblent. Je suis toujours fasciné par ces mauvaises traductions d’autrefois qui nomment encore notre paysage aujourd’hui!» poursuit l’historien émérite.

«Un autre bel exemple: un lieu de la Gaspésie qui se nomme Cap-d’Espoir. Or, le premier nom donné par les Britanniques était Cape Despair, ce qui signifie tout le contraire», indique l’auteur et photographe.

Soyez le premier à commenter
«Avec le temps, ç’a été changé pour Saint-Joseph-du-Cap-Désespoir. Malheureusement, avec un nom comme ça, on n’attire personne! Alors, les gens ont encore changé le nom pour l’appeler Cap-d’Espoir, bien loin du sens original! [rires]», s’amuse M. Lahoud.

Une vue aérienne de l’archipel de L’Isle-aux-Grues, dans l’estuaire du Saint-Laurent.
Une autre vue aérienne de l’archipel de L’Isle-aux-Grues. (Pierre Lahoud)

«Un dernier exemple: la rue du Petit-Champlain, à Québec. Champlain n’a jamais été petit! Au début, la rue s’appelait Little Champlain Street, soit la petite rue Champlain. En traduisant, on a déplacé le mot petit pour changer le sens de l’expression. C’est la rue qui est petite, pas Champlain!» lance-t-il.

Un archipel plein d’histoire

«Ces photos d’îles sont un souvenir d’une sortie que j’avais faite au mois de juin passé au-dessus de l’archipel exceptionnel de L’Isle-aux-Grues, relate M. Lahoud. On se trouve ici au tout début de l’estuaire du Saint-Laurent, qui est quand même le plus grand estuaire au monde. Ce n’est pas négligeable, c’est même extraordinaire!»

«Cet archipel comprend 21 îles disséminées tout autour de l’île aux Grues, qui en devient ainsi une espèce de point central, explique-t-il. À peu près seulement deux de ces îles sont visitables par le public: l’île aux Grues et Grosse-Île. Les autres appartiennent à des propriétaires privés», dit-il.

«Au premier plan [sur la première photo tout en haut de la page], on voit évidemment une partie de l’île aux Grues, où on trouve encore le fameux bateau ivre [un vieux navire de guerre américain qui a participé au débarquement de Normandie, en 1944]. C’était jadis devenu un endroit de rencontre où on pouvait aller souper et prendre un verre. Il est maintenant abandonné et sera éventuellement démoli. Bref, cet archipel est un lieu plein d’histoire!» termine M. Lahoud.

Propos recueillis par Francis Higgins

Info: pierrelahoud.co­m

VivreUne île ou deux?Par Francis Higgins, Le Soleil1er septembre 2026 à 04h05 3 minutesLes îles aux Grues et aux Oies, s...
09/01/2026

Vivre
Une île ou deux?

Par Francis Higgins, Le Soleil
1er septembre 2026 à 04h05
3 minutes

Les îles aux Grues et aux Oies, situées au milieu du fleuve Saint-Laurent, en face de Montmagny, dans la région de Chaudière-Appalaches.
Sauriez-vous reconnaître cet endroit isolé sur le fleuve Saint-Laurent? (Pierre Lahoud)
VU DE LÀ-HAUT / Depuis un demi-siècle, «l’historien volant» Pierre Lahoud survole le Québec pour en immortaliser la beauté et l’histoire. Il partage gracieusement ses récits et ses photos prises du haut des airs avec les lecteurs des Coops de l’information.

2:48Écouter la version audio
Pour la chronique-entrevue d’aujourd’hui, on vole au-dessus de l’archipel de L’Isle-aux-Grues, situé au milieu du fleuve Saint-Laurent, en face de Montmagny, dans la région de Chaudière-Appalaches. Cette photo aérienne a été prise au mois de juin 2026.

«Ici, on voit très bien le quai et l’aéroport de l’île aux Grues, mais on voit aussi l’île aux Oies, tout au bout! Ce qui est fascinant quand on regarde cette photo, c’est de se poser la question: pourquoi dit-on qu’il y a deux îles, alors qu’on n’en voit qu’une seule? demande Pierre Lahoud. Quand on regarde ça, on se dit d’abord qu’il s’agit évidemment d’une seule île, que l’une n’est que le prolongement de l’autre.»

«Or, ce n’est pas tout à fait ça, en réalité. Lors des grandes marées du mois de mai et de l’automne, une partie des terres — les plus jaunes, celles tout de suite après la partie verte de l’île sur cette image — deviennent entièrement recouvertes par les eaux du Saint-Laurent, explique l’auteur et photographe. C’est alors là que l’on comprend la raison derrière les toponymes bien distincts pour ces deux îles.»

«Au printemps et à l’automne, ces superbes espaces forment vraiment deux îles. Ce sont bien deux îlots, deux territoires et deux solitudes.»

— Pierre Lahoud, historien
À noter que la Commission de toponymie du Québec classifie l’île aux Oies comme une presque-île. Située à l’extrémité nord-est de l’archipel, elle est reliée à l’île aux Grues par des battures.

Les muses de Riopelle

«Par ailleurs, on sait que l’île aux Grues est célèbre pour toutes sortes de raisons, mais en particulier pour son lien avec le peintre et sculpteur Jean Paul Riopelle, raconte l’historien. Il y a vécu les dernières années de sa vie, au manoir James-MacPherson-Le Moine [il y est décédé en 2002, à l’âge de 78 ans]. On peut d’ailleurs apercevoir ce manoir environ à la hauteur de l’aéroport, à la droite de l’île, sur le bord de l’eau. C’est là que vivait Riopelle.»

«C’est à l’île aux Grues et à l’île aux Oies que Riopelle a peint sa fameuse et immense toile L’hommage à Rosa Luxemburg, entre autres», poursuit-il.

Produite par Jean Paul Riopelle en 1992, l’œuvre «L’hommage à Rosa Luxembourg» est faite d’acrylique et de peinture en aérosol sur toile. Exposée au MNBAQ, cette murale mesure plus de 40 mètres de longueur, une fois ses trois morceaux assemblés.
Produite par Jean Paul Riopelle en 1992, l’œuvre «L’hommage à Rosa Luxembourg» est faite d’acrylique et de peinture en aérosol sur toile. Exposée au MNBAQ, cette murale mesure plus de 40 mètres de longueur, une fois ses trois morceaux assemblés. (Archives)

«L’environnement paysager naturel remarquable des îles — où un nombre inimaginable d’oies se rassemblent au printemps et à l’automne — est le lieu qui a inspiré la création de cette œuvre absolument exceptionnelle, dit M. Lahoud. D’ailleurs, elle sera désormais exposée dans le nouveau pavillon du Musée national des beaux-arts du Québec [l’Espace Riopelle du MNBAQ doit ouvrir ses portes à la fin du mois d’octobre 2026].»

«Il y a vraiment une magie inspirante dans ces îles… qu’on y voit deux îles ou une seule!» conclut-il.

PUBLICITÉ
Propos recueillis par Francis Higgins

Info: pierrelahoud.co­m

Quelles sont les plus belles îles de la province, à votre avis? Partagez vos préférences dans la section des commentaires sous cet article.

Histoire
Patrimoine
Environnement
Arts
Francis Higgins
Francis Higgins, Le Soleil
Journaliste depuis 20 ans, Francis Higgins couvre les sujets de société, l’alimentation, l’habitation et les jeux de société dans Le Mag. Passionné de cinéma, de science et de bonne bouffe, il aime un peu trop les jeux et les films de superhéros pour un gars de son âge…

VivreUn «cadeau» bien droit… ou presquePar Francis Higgins, Le Soleil25 août 2026 à 04h09 2 minutesUn tronçon du parc li...
08/25/2026

Vivre
Un «cadeau» bien droit… ou presque

Par Francis Higgins, Le Soleil
25 août 2026 à 04h09
2 minutes

Un tronçon du parc linéaire de la promenade Samuel-De Champlain, en bordure du fleuve Saint-Laurent, à Québec.
Sauriez-vous reconnaître ce lieu tout rectiligne? (Pierre Lahoud)
VU DE LÀ-HAUT / Depuis un demi-siècle, «l’historien volant» Pierre Lahoud survole le Québec pour en immortaliser la beauté et l’histoire. Il partage gracieusement ses récits et ses photos prises du haut des airs avec les lecteurs des Coops de l’information.

2:22
Écouter la version audio
Pour la chronique-entrevue d’aujourd’hui, on vole au-dessus d’un tronçon du parc linéaire de la promenade Samuel-De Champlain, en bordure du fleuve Saint-Laurent, à Québec.

«Ici, on se trouve tout près du quai des Cageux, sur la promenade Samuel-De Champlain. Ce qui est fascinant sur cette image, c’est le jeu de lignes droites absolument extraordinaire, à la fois au niveau de l’aménagement des trottoirs, mais aussi des roches et des vagues», décrit Pierre Lahoud.

«On dirait que tout dans cet environnement et dans la nature autour s’est donné le mot pour être rectiligne… sauf un unique récalcitrant, qui est en train de stationner sa voiture! Et elle est rouge, en plus! [rires]», s’amuse l’historien émérite.

«En examinant de près cette photo avant de vous en parler, j’ai noté ce petit point rouge qui fait tache par rapport au reste, poursuit l’auteur et photographe. Pourtant, même les kayaks sont bien ordonnés. Vraiment tout est aligné, à l’exception de ce récalcitrant qui s’oppose au formalisme rectiligne. Remarquez, on sent qu’il sera bientôt parallèle aux autres. Il joindra enfin le groupe quand il sera garé! [rires].»

«Blague à part, on a reçu de beaux cadeaux en 2008, lors du 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec, comme la fontaine de Tourny [sur la place de l’Assemblée-Nationale], par exemple, estime-t-il. Toutefois, on peut dire que la promenade De Champlain est l’un des plus beaux. C’est un succès sans précédent. Il y a du monde sans bon sens, c’est toujours plein.»

[ Infolettre Vivre: admirez les photos de Pierre Lahoud dans vos courriels! ]

«Contrairement à ce qui se passe dans beaucoup d’autres villes, on a réussi à redonner aux citoyens l’accès à notre fleuve, poursuit-il. [La promenade] est un bijou exceptionnel!»

«On l’a toujours dit: le fleuve fait partie de l’ADN des gens au Québec en général, à Québec en particulier. Et c’est bien vrai!» termine M. Lahoud.

Propos recueillis par Francis Higgins

VivreLes plus belles plages au bout de la routePar Francis Higgins, Le Soleil18 août 2026 à 04h09 3 minutesUne plage prè...
08/18/2026

Vivre
Les plus belles plages au bout de la route

Par Francis Higgins, Le Soleil
18 août 2026 à 04h09
3 minutes

Une plage près du village de Kegaska, sur la Côte-Nord, au Québec.
Sauriez-vous reconnaître cet endroit? Les indices — même minuscules — sont bien là… (Pierre Lahoud)
VU DE LÀ-HAUT / Depuis un demi-siècle, «l’historien volant» Pierre Lahoud survole le Québec pour en immortaliser la beauté et l’histoire. Il partage gracieusement ses récits et ses photos prises du haut des airs avec les lecteurs des Coops de l’information.

2:46
Écouter la version audio
Pour la chronique-entrevue d’aujourd’hui, on survole deux plages du Québec. La première [ci-dessus] est située près du village de Kegaska, sur la Côte-Nord. Cette photo a été prise en 2022.

«C’est la fin de la route! C’est ici que s’arrête la route 138, à Kegaska! C’est encore plus loin que Natashquan, c’est le village après, en fait, commence M. Lahoud. C’est auprès de ce panneau qui annonce la fin de la route 138 que tant de gens vont se faire photographier, comme on le voit ici.»

[ Admirez les photos de Pierre Lahoud chaque vendredi dans l’infolettre Vivre! ]

«En fait, c’est tellement devenu populaire auprès des touristes que ce panneau routier a été volé l’année passée! poursuit l’historien. Beaucoup de gens s’en sont plaints, car plusieurs aimaient justement se prendre en photo à cet endroit. Tellement, en fait, que le ministère des Transports a remis un nouveau panneau. L’honneur est sauf pour les Transports et le bonheur est intact pour les touristes!»

«Je pense que je n’ai jamais vu d’aussi belles plages que là-bas dans toute ma vie, surtout à Natashquan»

— Pierre Lahoud, historien
«Pendant ma jeunesse, ma famille allait toujours à Old Orchard [dans l’état du Maine, aux États-Unis], se souvient l’auteur et photographe. Je n’y vais plus maintenant, mais Old Orchard a vraiment de belles plages. Or, les plages de Natashquan sont cent fois plus belles! C’est fascinant et indescriptible de voir la qualité de ce sable et de cette eau!»

«Cependant, chaque fois que j’y allais avec ma conjointe, ça devait être avant la saison des mouches. Ça ne doit pas être drôle pendant la haute saison des moustiques! réfléchit-il. C’est curieux de voir qu’on a un si beau pays… auquel on n’a pas accès pendant l’été parce qu’il y a trop de mouches! [rires] Cela dit, chaque fois que j’y suis allé, c’était extraordinaire!»

L’eau turquoise, le sable et la courbe

Une plage près de la ville de Paspébiac, dans la région de la Baie-des-Chaleurs, en Gaspésie.
Une plage près de la ville de Paspébiac, dans la région de la Baie-des-Chaleurs, en Gaspésie. (Pierre Lahoud)

Ici, on vole au-dessus d’une seconde plage, cette fois près de la ville de Paspébiac, dans la région gaspésienne de la Baie-des-Chaleurs. Cette photo a aussi été prise en 2022.

À voir aussi

Où est le plus haut phare au pays?

«Cette image que j’ai réalisée alors que je volais à environ 1000 pieds [300 mètres] du sol, je l’ai intitulée Vagues, sable et turquoise égalent Gaspésie! [rires]», s’amuse M. Lahoud.

«Juste à regarder les couleurs de l’eau et du sable, en plus des courbes prononcées de cette plage, ça nous rappelle tout de suite la Gaspésie. C’est un endroit privilégié par les touristes, en plus d’être un lieu superbe où la nature est encore bien conservée», termine-t-il.

Propos recueillis par Francis Higgins

Info: pierrelahoud.co­m

Où se trouvent les plus belles plages, à votre avis? Partagez vos préférences dans la section des commentaires sous cet article.

VivreAu-dessus de la plus haute sentinelle au paysPar Francis Higgins, Le Soleil11 août 2026 à 04h05 3 minutesLe site hi...
08/11/2026

Vivre
Au-dessus de la plus haute sentinelle au pays

Par Francis Higgins, Le Soleil
11 août 2026 à 04h05
3 minutes

Le site historique maritime du phare de Cap-des-Rosiers, dans le petit village de Cap-des-Rosiers, à Gaspé.
Savez-vous où se trouve le plus haut phare du Canada? (Pierre Lahoud)
VU DE LÀ-HAUT / Depuis un demi-siècle, «l’historien volant» Pierre Lahoud survole le Québec pour en immortaliser la beauté et l’histoire. Il partage gracieusement ses récits et ses photos prises du haut des airs avec les lecteurs des Coops de l’information.

2:39
Écouter la version audio
Pour la chronique-entrevue d’aujourd’hui, on vole au-dessus du site historique maritime du phare de Cap-des-Rosiers, dans le petit village de Cap-des-Rosiers, lié à la ville de Gaspé. Ce phare érigé en 1858 à l’entrée du golfe du Saint-Laurent fait 37 mètres de hauteur (121 pieds).

«Voici le phare de Cap-des-Rosiers, en Gaspésie. C’est le phare le plus haut au Canada, ce qui est quand même impressionnant!» commence Pierre Lahoud.

«J’aime beaucoup l’expression que plusieurs utilisent pour surnommer les phares: les sentinelles du Saint-Laurent. Elle donne vraiment un regard juste sur ce que pouvaient être ces bâtiments qui ont sauvé des centaines de vies, estime l’historien émérite. De plus, ces phares ont encore une présence très importante dans notre paysage. En plus d’être un lieu d’attraction très important en Gaspésie, tout près du parc Forillon.»

«Au fond, les phares sont un peu comme les îles: ils ont quelque chose de magique et de mystérieux. Et ils sont toujours photogéniques!»

— Pierre Lahoud, historien
«Bien des gens aiment photographier les phares à tous les moments de l’année: en automne, en hiver, avec de la brume, pas de brume, avec toutes les sortes de lumières. Il y a quelque chose de fascinant qui nous attire là-dedans!» lance-t-il.

«Ce qui est à déplorer, c’est que l’organisme local qui s’occupe de la gestion du phare a beaucoup de problèmes de financement, affirme l’auteur et photographe. Et le fédéral n’est pas très généreux. Il y a eu beaucoup de plaintes de la part d’associations du patrimoine du coin, qui ont fait pression pour avoir des subventions.»

«Après avoir été fermé pendant près de deux ans, le phare a pu être rouvert aux visites [l’année dernière], dit-il. Toutefois, c’est seulement à raison de cinq visiteurs à la fois pour grimper et descendre les 122 marches qu’on y trouve. On fait attention à la structure de ce phare qui va nécessiter des interventions fédérales, sans aucun doute.»

«C’est un peu fou de laisser aller de telles structures presque à l’abandon, se désole M. Lahoud. Ce sont des éléments importants pour le patrimoine, l’histoire et le tourisme du coin.»

[ Inscrivez-vous ici à l'infolettre gratuite Vivre pour admirer les photos de l'historien volant! ]

«Ce n’est pas pour rien que les Français accueillent le plus grand nombre de touristes au monde. C’est parce qu’ils ont un patrimoine absolument fabuleux et c’est ce que les gens veulent voir. Je ne vois pas pourquoi on ne ferait pas pareil avec notre patrimoine québécois; on l’a!» termine l’historien.

Propos recueillis par Francis Higgins

Info: pierrelahoud.co­m

VivreDes parasols qui font de l’ombre à l’histoire?Par Francis Higgins, Le Soleil4 août 2026 à 04h04 3 minutes3La place ...
08/04/2026

Vivre
Des parasols qui font de l’ombre à l’histoire?

Par Francis Higgins, Le Soleil
4 août 2026 à 04h04
3 minutes

3
La place de la FAO, dans le Vieux-Québec.
Sauriez-vous reconnaître cet endroit historique et hautement touristique? (Pierre Lahoud)
VU DE LÀ-HAUT / Depuis un demi-siècle, «l’historien volant» Pierre Lahoud survole le Québec pour en immortaliser la beauté et l’histoire. Il partage gracieusement ses récits et ses photos prises du haut des airs avec les lecteurs des Coops de l’information.

2:29
Écouter la version audio
Pour la chronique-entrevue d’aujourd’hui, on vole au-dessus de la place de la FAO dans le Vieux-Québec, à la croisée des rues Saint-Paul, Saint-Pierre et du Sault-au-Matelot. Il y a 31 ans, cette place publique était inaugurée afin de célébrer le 50e anniversaire de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (le nom FAO fait référence à Food and Agriculture Organization), fondée à Québec en 1945. Cette photo a été prise au mois de juin 2026.

«Voici le Vieux-Québec dans toute sa beauté, montrant son impact touristique très important. Il y a du mouvement dans cette photo grâce à l’autobus à ciel ouvert qui montre aux touristes les beautés de la vieille ville. J’étais bien content de ce coup d’œil!» lance Pierre Lahoud.

«On voit bien qu’on a une des plus belles places publiques au Québec. La place de la FAO, au centre, est absolument remarquable! estime l’historien. J’aime le design des vagues qu’on a voulu recréer pour qu’elles atteignent la statue aux allures de figure de proue [une sculpture-fontaine baptisée La Vivrière]. C’est extraordinaire!»

«Toutefois, quelque chose m’interpelle et vient me chercher dans cette image quand on la regarde de plus près: je ne conçois pas qu’on aille planter des parasols et des tables sur une place publique aussi importante», déplore l’auteur et photographe, sacré Chevalier de l’Ordre national du Québec en 2022.

«Ça n’a pas sa place! On n’irait jamais planter des parasols, des tables et des chaises autour de la fontaine de Trevi à Rome! Pourquoi le faire ici?» demande ce passionné de patrimoine.

[ Infolettre Vivre: admirez les photos de Pierre Lahoud dans vos courriels! ]

«Ici, on a quelque chose de fort, d’esthétiquement beau et qui se comprend quand on regarde tout l’ensemble. Avec cette histoire de parasols et de tables, on vient créer une rupture. Peu importe la place, on ne fait pas ça dans un lieu esthétiquement aussi puissant, à mon avis. C’est mon éditorial du jour! [rires]», conclut M. Lahoud.

Propos recueillis par Francis Higgins

Info: pierrelahoud.co­m

Où se trouvent les plus belles places publiques, selon vous? Devrait-on permettre d’y installer des terrasses? Partagez vos impressions dans la section des commentaires sous cet article.

Histoire
Patrimoine
Francis Higgins
Francis Higgins, Le Soleil
Journaliste depuis 20 ans, Francis Higgins couvre les sujets de société, l’alimentation, l’habitation et les jeux de société dans Le Mag. Passionné de cinéma, de science et de bonne bouffe, il aime un peu trop les jeux et les films de superhéros pour un gars de son âge…

VivreDes pédalos d’art modernePar Francis Higgins, Le Soleil28 juillet 2026 à 04h06 2 minutesDes pédalos amarrés au quai...
07/28/2026

Vivre
Des pédalos d’art moderne

Par Francis Higgins, Le Soleil
28 juillet 2026 à 04h06
2 minutes

Des pédalos amarrés au quai de la Base Plein Air Sainte-Foy, un centre récréatif en nature situé au cœur de la ville de Québec.
Sauriez-vous reconnaître cet endroit qui montre une chouette façon de se rafraîchir pendant l’été? (Pierre Lahoud)
VU DE LÀ-HAUT / Depuis un demi-siècle, «l’historien volant» Pierre Lahoud survole le Québec pour en immortaliser la beauté et l’histoire. Il partage gracieusement ses récits et ses photos prises du haut des airs avec les lecteurs des Coops de l’information.

1:41
Écouter la version audio
Pour la chronique-entrevue d’aujourd’hui, on vole au-dessus de la Base Plein Air Sainte-Foy, un centre récréatif en nature situé au cœur de la ville de Québec. Cette photo — qu’on aime examiner de près afin d’admirer les couleurs vibrantes des pédalos en contraste avec les teintes sombres et profondes du plan d’eau — a été prise en juin 2020.

«Je l’aime bien, celle-là! Pendant longtemps, chaque fois que j’atterrissais à l’aéroport de Québec, je disais au pilote de faire un petit détour juste avant pour aller photographier la Base de plein air de Sainte-Foy», raconte Pierre Lahoud.

«Une fois, je suis passé au-dessus et j’ai trouvé cet alignement absolument exceptionnel de pédalos par rapport au quai, se rappelle l’historien émérite. Pour moi, il y avait comme un travail graphique qui avait été fait naturellement, sans que les gens le sachent, et qui exprimait vraiment une certaine beauté. On dirait une œuvre d’art moderne!»

[ Les photos de Pierre Lahoud directement dans vos courriels? Facile avec l'infolettre Vivre! ]

«Le jeu de la position des pédalos, leurs couleurs, leur forme et l’ensemble de l’installation ont fait en sorte de solliciter mon regard. Quand j’ai regardé ma photo par la suite, j’ai compris qu’il y avait quelque chose de très beau dans cette image. C’est comme si des choses inanimées avaient parfois une âme!» termine-t-il.

Propos recueillis par Francis Higgins

Info: pierrelahoud.co­m

VivreUne «folie» japonaise dans le jardin!Par Francis Higgins, Le Soleil21 juillet 2026 à 04h02 2 minutesUn bâtiment aux...
07/21/2026

Vivre
Une «folie» japonaise dans le jardin!

Par Francis Higgins, Le Soleil
21 juillet 2026 à 04h02
2 minutes

Un bâtiment aux allures de pagode japonaise, érigée au milieu d’un plan d’eau entre Farnham et Bromont, à l’ouest du village d’Adamsville, en Estrie.
Une sortie photo qui donne l’impression de survoler le Japon… (Pierre Lahoud)
VU DE LÀ-HAUT / Depuis un demi-siècle, «l’historien volant» Pierre Lahoud survole le Québec pour en immortaliser la beauté et l’histoire. Il partage gracieusement ses récits et ses photos prises du haut des airs avec les lecteurs des Coops de l’information.

2:11
Écouter la version audio
Pour la chronique-entrevue d’aujourd’hui, on vole au-dessus d’un bâtiment aux allures de pagode japonaise, au milieu d’un plan d’eau entre Farnham et Bromont, en Estrie. Cette photo a été prise au mois de mai 2026.

«Au printemps, je suis allé faire de la photo dans le coin des Cantons-de-l’Est. Je suis notamment passé au-dessus de la région de Farnham, le long de la rivière Yamaska, où j’ai vu cette fascinante construction», raconte Pierre Lahoud.

«En architecture et en patrimoine, on utilise parfois une expression bizarre: folie ou encore fabrique de jardin, raconte l’historien. Au 19e siècle en France, ces folies étaient des habitations, des maisons de plaisance et de villégiature, de petits bâtiments ou encore des pavillons qui avaient toutes sortes de formes extravagantes, comme des pyramides, des tentes tartares, des temples antiques, etc.»

«C’étaient souvent des constructions à vocation ornementale, placées dans un parc ou dans les jardins des nobles. Leur usage était temporaire. Ils servaient généralement à entreposer des outils, entre autres», poursuit l’auteur et photographe.

«Sur cette photo, on reconnaît la reproduction d’une folie telle qu’on la percevait au 19e siècle. Je crois reconnaître là une espèce de pagode japonaise ou chinoise, sans vouloir me tromper, partage-t-il. On la trouve ici dans un petit parc aménagé, un lieu pour marcher et se reposer. À mon avis, un hôtel ou une auberge est peut-être propriétaire de l’endroit, si ce n’est une luxueuse résidence privée.»

[ Admirez les photos de Pierre Lahoud chaque vendredi dans notre infolettre Vivre! ]

«Dire qu’on est dans les Cantons-de-l’Est et que, tout d’un coup, on a l’impression de se retrouver au Japon. C’est assez extraordinaire!» termine M. Lahoud.

Propos recueillis par Francis Higgins

Info: pierrelahoud.co­m

Vivre«Il a travaillé fort pour faire son escalier!»Par Francis Higgins, Le Soleil14 juillet 2026 à 04h11 2 minutesUn can...
07/14/2026

Vivre
«Il a travaillé fort pour faire son escalier!»

Par Francis Higgins, Le Soleil
14 juillet 2026 à 04h11
2 minutes

Un canal d'irrigation dans un champ de la région de Lotbinière, en Chaudière-Appalaches.
Une vision étonnante en volant au-dessus de ce champ… (Pierre Lahoud)
VU DE LÀ-HAUT / Depuis un demi-siècle, «l’historien volant» Pierre Lahoud survole le Québec pour en immortaliser la beauté et l’histoire. Il partage gracieusement ses récits et ses photos prises du haut des airs avec les lecteurs des Coops de l’information.

1:50
Écouter la version audio
Pour la chronique-entrevue d’aujourd’hui, on vole au-dessus d’un champ de la région de Lotbinière, en Chaudière-Appalaches. Cette photo a été prise il y a une douzaine d’années.

«Ça, c’est vraiment extraordinaire, car c’est seulement le printemps qu’on peut observer ce genre de phénomène, lance Pierre Lahoud. Je remarque cet escalier chaque année quand je passe au-dessus de la région de Lotbinière. Chaque printemps, je vois ces espèces de marches sur la terre qui sont très présentes lorsque vues du ciel.»

«Évidemment, cette photo illustre bien l’importance du travail d’un canal d’irrigation fait par un cultivateur, indique l’historien émérite. Ce qui est remarquable, c’est la façon dont ce cultivateur a fait son canal. Il a travaillé fort pour faire son escalier!»

«Est-ce dessiné ainsi en raison d’une particularité géographique ou est-ce tout simplement à cause de l’imagination f***e d’un cultivateur qui a décidé de s’amuser?»

— Pierre Lahoud, historien
«Reste que c’est bien perceptible et physiquement très remarquable. Cela dit, à la minute où les plantes poussent, cette particularité disparaît au milieu de la végétation, poursuit l’auteur et photographe. Donc, c’est vraiment un moment éphémère, un élément graphique qui apparaît dans le paysage pour disparaître quelques semaines plus tard.»

Soyez le premier à commenter
[ Les photos de Pierre Lahoud dans vos courriels? Oui, avec l'infolettre Vivre! ]

«Les cultivateurs ne voient pas vraiment l’apparence du travail qu’ils font depuis le sol, mais moi, je le perçois depuis le ciel. Je dis souvent que les cultivateurs sont des artistes qui s’ignorent!» conclut M. Lahoud.

Propos recueillis par Francis Higgins

Info: pierrelahoud.co­m

Quels sont les éléments les plus beaux et les plus surprenants que vous avez pu observer dans des champs? Partagez votre expérience dans la section des commentaires sous cet article.

Histoire
Patrimoine
Agriculture
Francis Higgins
Francis Higgins, Le Soleil
Journaliste depuis 20 ans, Francis Higgins couvre les sujets de société, l’alimentation, l’habitation et les jeux de société dans Le Mag. Passionné de cinéma, de science et de bonne bouffe, il aime un peu trop les jeux et les films de superhéros pour un gars de son âge…

Adresse

4094 Chemin Royal
Québec City, QC
G0A3W0

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Pierre Lahoud/photographie aérienne publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L'entreprise

Envoyer un message à Pierre Lahoud/photographie aérienne:

Raccourcis

Partager