09/04/2025
À cœur ouvert..
"𝗣𝗲𝗻𝗱𝗮𝗻𝘁 𝗾𝘂𝗲 𝗷𝗲 𝗰𝗼𝘂𝗿𝗮𝗶𝘀 𝗮𝗽𝗿𝗲̀𝘀 𝗹𝗮 𝗽𝗲𝗿𝗳𝗲𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻, 𝗰𝗲𝘀 𝗶𝗻𝘀𝘁𝗮𝗻𝘁𝘀-𝗹𝗮̀ 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗶𝗻𝘂𝗮𝗶𝗲𝗻𝘁 𝘀𝗮𝗻𝘀 𝗺𝗼𝗶."
Je me souviens avoir choisi leurs tenues avec soin.
Du clair, du doux, du coordonné.
Oui, j’avais même anticipé la photo parfaite.
(Mais j’avais oublié que des fraises bien mûres
et des vêtements blancs ne font pas bon ménage… 😅)
Ils étaient beaux. Ils étaient prêts.
Et puis… ils ont foncé.
Pieds nus dans la serre, corps en avant,
mains plongées dans les feuilles, visages barbouillés de jus rouge.
Et moi, je les ai regardés faire.
📷 Cette photo-là, elle est brute.
Pas parfaite.
Mais elle est vraie.
Je la garde pour les jours de lessive,
les jours de "dépêche-toi",
les jours où je perds patience.
Ils étaient sales.
Ils étaient heureux.
Et c’est tout ce qui comptait.
Au diable mon envie de bien faire.
D’être pro. D’être créative. D’être légitime.
De suivre la tendance. De répondre à l’image qu’on attend.
Parce que plus je cherchais à sublimer,
plus je perdais de vue l’essentiel.
Et puis… il y avait Super Pady,
la mascotte de l’école, gisant là dans l’allée,
victime collatérale de la grande cueillette. 🍓
Ils étaient tachés, décoiffés, absorbés par l’instant.
Et en les regardant, j’ai compris :
il fallait juste être là.